Politique

"Il est moins cinq" : après avoir pris du recul, Jean-Luc Crucke veut se mobiliser pour le climat

08 juin 2022 à 18:22 - mise à jour 09 juin 2022 à 13:16Temps de lecture2 min
Par Marie-Laure Mathot & Africa Gordillo

Jean-Luc Crucke avait annoncé quitter la vie politique mais il n’a pas présenté sa candidature au poste de juge à la Cour constitutionnelle. Il reste donc député wallon. De quoi être libre pour se présenter en 2023 à la présidence du MR à la fin du mandat de Georges-Louis Bouchez ? "Rien n’est impossible", répond-il à la rédaction de la Libre Belgique. Dans une interview à Thomas Gadisseux ce jeudi matin sur la Première, Jean-Luc Crucke précise "Je suis un homme libre, essentiellement pour le climat".

Il est moins 5

Le libéral veut créer des cercles libéraux, écologiques et sociaux. Six mois après sa démission du gouvernement wallon pour désaccord avec son parti, Jean-Luc Crucke rêve d’un rassemblement politique autour du climat parce qu’il est convaincu de l’urgence. Sur ce thème, "on est en train de passer à côté de la montre", précise-t-il. 

"J’ai eu l’occasion de lire le rapport du GIEC, pas un résumé. Quand vous lisez ça, vous comprenez qu’il est moins cinq pas moins quart. Sur ce thème essentiel, je veux croire que les hommes et les femmes politiques peuvent se rassembler encore et ne passent pas leur temps en querelles stériles inutiles et en ego de personnes. Je prends à la fois ce risque et ce plaisir de dire à la Cour (constitutionnelle, ndlr) 'désolé, je n’irai pas mais je continue sur le chemin politique".

"La notion de partis est désuète"

Sur l’antenne de la Première, l’ancien ministre wallon précise ce qu’il entend par "cercles" : "Je ne crois pas qu’on a besoin de x structures politiques en plus, partis, etc. D’ailleurs, pour moi, la notion de partis est désuète. Elle déçoit beaucoup plus qu’elle ne réjouit. Non, je crois que sur cette thématique-là, essentielle (le climat, ndlr), on arrête de regarder en l’air".

Pour rappel, l’ancien ministre wallon du Budget a démissionné en janvier dernier juste après avoir fait voter son décret "pour un impôt plus juste". Le texte avait créé une profonde rupture au sein du parti libéral et en particulier avec la ligne de son président, Georges-Louis Bouchez. "Mes convictions ne sont plus en pleine adéquation avec la ligne de mon parti", avait alors justifié Jean-Luc Crucke lors de sa démission.

Le sont-elles aujourd’hui ? Il semblerait en tout cas que certains libéraux regrettent sa vision. C’est ainsi que Jean-Luc Crucke argumente son choix de rester en politique. "J’ai le sentiment que si je quitte le terrain politique aujourd’hui, d’aucuns pourraient le vivre comme une forme de déception voire, pour certains, comme une forme d’abandon", peut-on lire dans la Libre Belgique.

Le MR doit à présent trouver un autre candidat à la Cour constitutionnelle pour le 18 juin prochain.

Interview de Jean-Luc Crucke

Interview de Jean-Luc Crucke

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