Coronavirus

« Il faut une vaccination obligatoire pour les 55 ans et plus et les immunodéprimés », affirme Nathan Clumeck

Pour le professeur émérite en maladies infectieuses à l’ULB et au CHU Saint-Pierre, il est important de vacciner les personnes âgées de 55 ans et plus et les immunodéprimés.

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25 nov. 2021 à 00:19Temps de lecture2 min
Par Maud Wilquin

Le professeur émérite en maladies infectieuses à l’ULB et au CHU Saint-Pierre, Nathan Clumeck, l’assure : il faut absolument vacciner les personnes de plus de 55 ans et les personnes en mauvaise santé : "Je pense qu’aujourd’hui la vaccination obligatoire a un sens", a-t-il affirmé sur le plateau de "QR le débat" ce mercredi. "Mais ce n’est pas le sens qu’on lui aurait donné l’an dernier. Nous pensions que nous allions avoir une immunité de groupe et que cette immunité de groupe allait protéger à la fois de la transmission et de la maladie. Aujourd’hui, nous n’avons pas un vaccin qui protège de la transmission, mais bien de la maladie", reprend-il avant de préciser que 20.000 Belges avaient perdu la vie en 2020, sans vaccin, contre 6.000 cette année. "Toutes les études montrent que dans le monde, là où il y a eu vaccination, il y a eu chute de la mortalité. Là où je veux en venir, c’est qu’aujourd’hui, nous devons protéger les personnes vulnérables, c’est-à-dire les personnes de plus de 55-60 ans et les immunodéprimées. Pour elles, il faudrait une vaccination obligatoire. Et qu’on laisse tranquille les enfants et toute personne pour qui l’avantage de la vaccination n’est pas évident."

Selon lui, une cinquième vague est inévitable.

Nathan Clumeck : "il faut vacciner les 55 ans et + et les immunodéprimés"

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Philippe Close, vice-président du PS et bourgmestre de Bruxelles, partage l’avis du professeur. "Mais deux choses importantes", ajoute-t-il. "Premièrement, le vaccin ne suffira pas. Deuxièmement, cela fait 15 jours que nous nous concentrons sur les non-vaccinés, mais nous devons nous concentrer sur les 87% d’adultes qui sont vaccinés. Nous avons 5 millions de doses aujourd’hui dans les mains du Fédéral. Ouvrons cette possibilité à ceux qui le souhaitent de prendre cette troisième dose en catégorisant et pas en ouvrant une usine à gaz. Le débat de la vaccination va durer 3 à 4 mois, mais c’est aujourd’hui que nous devons donner cette troisième dose."

Philippe Close : "il faut proposer une troisième dose à ceux qui le souhaitent"

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"J’ai peur que la vaccination obligatoire n’augmente le clivage dans la population"

Sofie Merckx, députée fédérale PTB, et Yves Coppieters, épidémiologiste et professeur de la Santé publique, estiment en revanche qu’imposer une vaccination obligatoire pour tous, ou pour une partie de la population sera davantage néfaste qu’efficace. "Il faut distinguer la promotion de la vaccination, qui est très importante, de la vaccination qui, à mon avis, n’est pas un bon sujet de débat actuellement", déclare Yves Coppieters. "J’ai peur qu’ajouter un risque d’obligation vaccinale n’augmente le clivage dans la population et n’amène un peu de radicalisation par rapport aux autres mesures qu’il faut respecter, à savoir les gestes barrières et le port du masque. C’est avant tout un discours politique plutôt que scientifique puisque très peu de scientifiques dans le monde ont mis en avant qu’il fallait absolument mettre en œuvre une vaccination obligatoire pour les 18 ans et plus. Nous avons besoin de l’adhésion de tous sur les gestes que nous devons appliquer."

Pour Yves Coppieters, il ne faut pas imposer la vaccination à la population

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Sofie Merckx : "il ne faut pas privilégier la vaccination pour tous"

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