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Belgique

"Il n’y a plus de temps pour souffler", un chef de cabine de Brussels Airlines explique les raisons de la grève

23 juin 2022 à 04:00 - mise à jour 23 juin 2022 à 06:54Temps de lecture2 min
Par Jean-François Noulet, avec Olivia Grisard

Les pilotes et le personnel de cabine de Brussels Airlines sont en grève ces jeudi 23 juin, vendredi 24 juin et samedi 25 juin. Ce sont les conditions de travail qui constituent le principal problème dénoncé par les syndicats. "Il y a un an, on a déjà eu des soucis avec les temps de repos", explique Luc Martin, chef de cabine et délégué CNE. Aujourd’hui, "on se retrouve en plein été avec des situations qui sont encore plus graves que l’année dernière", ajoute-t-il.

Des vols et des journées qui s’enchaînent

Des temps de repos insuffisants et nettement moins longs que ce qu’ils ont connu dans le passé, c’est ce que dénoncent les membres du personnel de Brussels Airlines en grève ces trois jours.

"Dans le temps, on avait des temps de repos qui étaient en fonction des prestations qu’on faisait", explique Luc Martin, chef de cabine et délégué CNE. Il s’agissait de "repos conséquents". Aujourd’hui, ces repos sont "très courts".

Enchaîner trois vols au cours d’une journée, suivis d’une nuit à l’étranger et d’une nouvelle journée où les vols se suivent, c’est le genre de situation que rencontre le personnel de vol de la compagnie aérienne. "Par exemple, vous partez le matin à Hurghada en Egypte. Vous faites un aller-retour, c’est-à-dire que vous partez tôt le matin et revenez tard le soir. Le lendemain, début d’après-midi, rebelote, vous repartez pour un aller-retour qui peut être Genève, suivi d’un Madrid night-stop. Et le surlendemain, vous revenez de Madrid, mais ce n’est pas suffisant, vous ne retournez pas à la maison, vous repartez pour, par exemple Prague aller-retour. Et on peut continuer comme ça", explique Luc Martin, chef de cabine.

Et, explique Luc Martin, quand il y a un retour à la maison, c’est pour une durée bien plus courte qu’avant. "Une fois qu’ils reviennent à la maison, ils ne sont que 15 heures à la maison parce qu’après 15 heures, ils doivent repartir parfois pour des doubles vols, c’est-à-dire quatre vols sur une journée", selon Luc Martin. "Et ça s’enfile sans plus arrêter et il n’y a plus de temps pour souffler un peu", ajoute-t-il.

Et de regretter le passé. "Dans le temps, on avait des temps de repos qui étaient en fonction des prestations qu’on faisait", explique Luc Martin pour qui ces "repos conséquents" sont devenus des "repos très courts".

Les négociations entre les syndicats et la direction n’ont pas permis de dégager les solutions structurelles attendues par le personnel pour améliorer ses conditions de travail. Si le métier de personnel de cabine fait toujours rêver, il y a "beaucoup de collègues qui s’en vont et qui quittent le métier", explique Luc Martin, chef de cabine et délégué CNE.

Avant : des temps de repos "conséquents". Aujourd'hui : des temps de repos "très courts"

Et de regretter le passé. "Dans le temps, on avait des temps de repos qui étaient en fonction des prestations qu’on faisait", explique Luc Martin pour qui ces "repos conséquents" sont devenus des "repos très courts".

Les négociations entre les syndicats et la direction n’ont pas permis de dégager les solutions structurelles attendues par le personnel pour améliorer ses conditions de travail. Si le métier de personnel de cabine fait toujours rêver, il y a "beaucoup de collègues qui s’en vont et qui quittent le métier", explique Luc Martin, chef de cabine et délégué CNE.

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