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Matin Première

Images qui choquent : pourquoi diffuser et avec quelles précautions ?

Le débat des Décodeurs

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L’image qui fascine, l’image qui façonne.

Ce n’est pas neuf, les humains ont toujours aimé les images. Immersives, directes, elles touchent aux émotions. Pensez à cette femme, poussée sur les rails du métro par un inconnu. La vidéo des caméras de surveillance a énormément circulé, en ligne puis dans les médias du monde entier.

Pourquoi ? Est-ce que c’est juste de la violence ? Juste du spectacle ?

Non, ce n’est pas " juste " ça. Ces images attestent, de manière irréfutable, du caractère volontaire du geste de l’auteur des faits. Ces images sont une preuve, et elles font de nous des témoins, comme le disait l’enseignant en histoire visuelle invité dans Les Décodeurs ce vendredi, André Gunthert.

Autre image, autre histoire.

Mercredi, on apprenait la mort de l’acteur français Gaspard Ulliel, à la suite d’un accident de ski. Les hommages fleurissent, et avec eux les images. Gaspard Ulliel était aussi mannequin, alors des photographies de lui, sublimé par les lumières, par le noir et blanc, il y en a pléthore.

Il apparait comme icônifié. Fixé dans le temps, dans sa jeunesse désormais éternelle. L’image fascine les gens, et façonne les icônes.

Pensez à G. Floyd, dont le visage a été taggué sur les murs et les affiches. A la petite fille brûlée au napalm, pendant la guerre du Vietnam. A ce manifestant, seul, face aux tanks chinois lors du massacre de Tian’anmen. Autant d’images qui s’impriment sur nos rétines et construisent notre mémoire collective.

Pour terminer, je vous souhaite de belles images pour ce weekend, car les images ont aussi ce pouvoir-là : constituer une fenêtre d’évasion.

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