Régions Brabant wallon

Inquiétude des écoles face à la hausse du prix de l’énergie: l’athénée de Jodoigne ferme sa piscine pour faire des économies

La piscine de l'athénée de Jodoigne fermera ce vendredi pour une durée indéterminée.

© TVCom

Le préfet de l’athénée de Jodoigne a décidé de fermer la piscine de son établissement à partir de ce vendredi soir. Cette décision est une conséquence de la hausse constante des prix de l’énergie. Tous les secteurs sont impactés, y compris l’enseignement.

"C’est triste de devoir fermer la piscine, mais on n’a pas le choix, explique Frédéric Lapsin. Pour vous donner une idée, on tourne aux alentours de 22.000 euros par an pour tout pour le gaz et on vient de recevoir une facture de régulation de 50.000 euros. La facture de régulation de l’électricité va suivre et il y a aussi le prix du mazout qui augmente. Hors de question pour moi de reporter ces coûts sur les parents où la commune, ce serait difficilement supportable, les prix deviendraient odieux."

Chauffer l'école devient impayable

Mais la piscine, qui est aussi ouverte aux particuliers et aux clubs en dehors des heures scolaires, ne représente qu’une partie des factures d’énergie de l’athénée. Chauffer l’école devient tout simplement impayable.

"Je dois pouvoir assurer une certaine température dans les classes pour mon personnel et pour les élèves. Heureusement, en ce moment, il y a du soleil pendant la journée. Mais quand les températures sont négatives pendant la nuit, les chaudières se mettent en route à 5 heures du matin pour qu’il fasse bon dans les classes à 8 heures. J’ai déjà demandé qu’on diminue un peu le chauffage le matin dans les classes. Mais dans des bâtiments scolaires, on ne sait pas chauffer seulement une, deux ou trois classes. On doit chauffer une, deux ou trois ailes. Et pour une aile d’un bâtiment, c’est 1000 euros de mazout qui s’envolent quand il a gelé durant la nuit."

Pas de réduction pour les écoles

Très préoccupé par cette situation, Frédéric Lapsin souligne aussi que les écoles ne bénéficient plus d’aucune réduction pour le mazout. Il compte interpeller prochainement sa hiérarchie.

"Le mazout de chauffage, on le paie maintenant 1,24 ou 1,34 euros le litre. Et dans une école, c’est par 85.000 ou 100.000 litres. Et ça, c’est sur la dotation des écoles, qui n’est pas calculée en fonction de la taille des bâtiments ou en fonction du nombre d’implantations, mais en fonction du nombre d’élèves. Ce qui a un impact très négatif sur la gestion en bon père de famille d’un établissement scolaire."

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