Belgique

Inscriptions scolaires : certaines écoles doivent refuser des élèves, alors que d’autres en manquent

Dernière ligne droite pour les inscriptions dans les écoles

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23 août 2022 à 12:45Temps de lecture1 min
Par Valentin Lecocq, avec Thomas Dechamps

À quelques jours de la rentrée, c’est l’effervescence dans les écoles. Les directeurs peaufinent les horaires, recherchent parfois des enseignants, ou inscrivent encore des élèves.

Les situations sont contrastées d’un établissement à l’autre. À l’Institut Notre Dame de Charleroi, les inscriptions sont déjà bien avancées, mais le téléphone sonne encore avec des demandes de dernières minutes. "On doit parfois refuser des élèves, car certaines options sont complètes. On essaye de les rediriger au mieux vers d’autres écoles de la région", explique Laura Gusciglio, professeure de français en charge des inscriptions.

Pour la direction, cette situation vient un peu perturber l’organisation. Elle doit commencer à planifier les choses sans connaître le nombre exact d’élèves inscrits à la rentrée. "Les deuxièmes sessions viennent nuancer quelques fois l’organisation des classes. Il va falloir jongler avec les contraintes organisationnelles du type taille de classe, car on ne peut pas dépasser un certain nombre d’élèves par classe", constate Willy Kersdag, directeur de l’Institut Notre Dame de Charleroi.

Atteindre le quota d’élèves pour ne pas fermer

Si dans certaines écoles on refuse du monde, dans d’autres, il faut impérativement augmenter le nombre d’inscrits. À l’école Waldrof-Steiner de Charleroi, une école à pédagogie alternative basée sur la méthode Rudolf Steiner, un philosophe fondateur de l'anthroposophie et souvent suspecté d'avoir fondé une secte, on craint de ne pas être en mesure d’atteindre le quota minimum d’élèves nécessaire pour recevoir les subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Nous avons pour le moment 90 inscrits. Pour le 15 septembre, on doit atteindre le chiffre de 110 élèves inscrits. Si on n’atteint pas le nombre, l’école va tout simplement fermer. Cela veut dire que 90 familles pourraient se retrouver le bec dans l’eau à devoir chercher une école en dernière minute", explique Peggy Martin, trésorière de l’ASBL Altereco et de l’école Waldrof-Steiner de Charleroi.

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