Inspection générale de la police (AIG) : des dossiers reportés par manque de personnel pour les traiter

Inspection générale de la police (AIG) : des dossiers reportés par manque de personnel pour les traiter

© THIERRY ROGE - BELGAIMAGE

09 oct. 2020 à 18:34Temps de lecture1 min
Par Patrick Michalle

A quelques semaines de la publication de son rapport annuel 2019 le sous-effectif au service d’enquête de l’Inspection de la police atteint 43% par rapport au cadre prévu. Certains dossiers ne peuvent être traités faute de personnel.

L’an dernier, le gardien des règles qu’est l’Inspection de la police (AIG) a dû gérer à la demande des magistrats 522 dossiers à portée judiciaire, soit 13% de plus que l’année précédente. Des disparités sont à cet égard observées entre arrondissements judiciaires.

A titre d’exemple deux fois plus de procès-verbaux ont été rédigés à l’égard de policiers dans le ressort de Liège (22% des dossiers) que dans celui d’Anvers (11%). La Région Bruxelles-Capitale intervenant pour 14% du total.

Dans le Top 3 des plaintes

On trouve d’abord des dossiers de coups et blessures (70 cas), un chiffre en diminution de 14% par rapport à 2018 ; les violations du secret professionnel (70 cas) une augmentation de 15% ; et les actes arbitraires (37 cas) en diminution de 5%.

A ces dossiers judiciaires s’ajoutent 277 dossiers à portée administrative (en hausse de 33% par rapport à 2018), il s’agit de dossiers portant sur des aspects disciplinaires n’entraînant pas de sanction pénale.

Audits internes : moyens humains insuffisants

L’Inspection générale des polices (AIG) a aussi pour mission de réaliser des audits internes au sein des polices pour vérifier la bonne utilisation des moyens sur le plan humain et matériel par rapport aux missions et priorités des polices.

Là aussi la situation du personnel est catastrophique, trois auditeurs étant encore opérationnels alors que le cadre en prévoit pourtant dix.

Cette situation oblige l’Inspection a reporté certaines missions pourtant essentielles pour garantir le bon fonctionnement des structures de la police intégrée.

Cette situation n’a pas permis de satisfaire la demande émise en son temps par Jan Jambon (alors ministre de l’Intérieur) de mise en place d’une commission de contrôle de la qualité de la formation policière, les moyens budgétaires n’ayant pas suivi.

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