Anderlecht

Insta Live – Benjamin Deceuninck : "C’est l’erreur de la direction d’avoir pensé que Mazzu allait résoudre tous les problèmes, le mal est plus profond"

Loading...

Comme de coutume depuis le début de saison, nous avons interrogé Benjamin Deceuninck ce lundi dans un Facebook Live. Forcément, au vu de l’actualité, les débats ont logiquement tourné autour du Classico interrompu entre le Standard et Anderlecht mais aussi, et surtout, sur le licenciement de Felice Mazzu, prié de faire ses valises après une spirale infernale de mauvais résultats. Une décision logique, selon Benjamin Deceuninck. Mais selon lui, le mal est bien plus profond à Saint-Guidon.

"On a beau retourner le problème dans tous les sens, le problème c’est qu’il y a trop de pression à Anderlecht. Comme toujours, le plus simple, le plus rapide, c’est de changer d’entraîneur. Les dirigeants ne vont pas s’auto-virer alors qu’ils sont autant responsables, je pense, que l’entraîneur. Alors, Felice a sans doute fait des erreurs. Il se dit probablement aussi que ça a été plus compliqué que prévu et qu’il n’a pas toujours fait les bons choix. C’est le 3e entraîneur viré sur le weekend en Pro League (NDLA : Storck à Eupen et Still à Charleroi). Je dis toujours que si les clubs virent leurs coaches aussi tôt dans la saison, c’est qu’ils ont très mal bossé pendant l’été."
 

Jan Vertonghen, joueur d’Anderlecht.
Jan Vertonghen, joueur d’Anderlecht. © Tous droits réservés

"Est-ce qu'on a appris aux jeunes Anderlechtois de perdre ?"

Illustration d’un club en crise et en manque de réussite, Anderlecht a donc décidé d’activer le fusible de l’entraîneur. Un changement de T1 qui ne résoudra sans doute pas tous les problèmes des Mauves puisque, selon notre invité, le mal est bien plus profond : ""On ne voyait pas trop où ça allait. Alors oui, il y avait un manque de réussite par moments, et pour ces équipes en manque de confiance, ça tourne toujours dans le mauvais sens. Si l’on regarde les derniers matches, ils auraient pu avoir un peu plus de points, mais ce n’est pas une excuse. Le mal est plus profond que juste les résultats ponctuels et le manque de chance. Cela ne va pas du tout, ces clubs-là sont en crise. Ce n’est pas un vain mot, Charleroi et Anderlecht sont en crise.

Et puis, si on prend un coach comme Mazzu, il faut adapter le recrutement à son style. Dès le début, je me suis posé la question de la compatibilité entre le coach et les joueurs. Je n’avais pas la réponse, ça pouvait marcher. Peut-être que Mazzu, avec sa faculté à emmener les joueurs, allait y parvenir et faire la même chose que Ronny Deila au Standard. Cela ne s’est pas passé comme ça. Ce n’était pas compatible. C’est l’erreur de la direction d’avoir pensé que Mazzu allait résoudre tous les problèmes d’un point de vue intensité, de hargne. C’est en profondeur qu’Anderlecht doit se remettre en question. Leur formation, par exemple, n’est pas axée du tout sur le style de Mazzu. Quand j’entends qu’un Casper Nielsen aurait fait du bien à Anderlecht, je me dis que le problème est ailleurs, Anderlecht n’aurait jamais formé un joueur comme ça. Il y a un truc plus profond à aller revoir. Certes, il y a des footballeurs incroyables mais ils sont tous dans le même style, on aime le ballon, on aime jouer. Mais est-ce qu’on leur a appris à perdre, à se battre ? Ce sont des ingrédients capitaux dans le foot et c’est tout ce dont manque Anderlecht pour l’instant."

Pour l’instant, c’est Robin Veldman qui a pris la relève. Reste désormais à voir jusque quand. Et surtout, si le départ de Mazzu va provoquer l’électro-choc escompté.

Standard - Anderlecht : 23 octobre 2022 (3-1, match arrêté)

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous