Internet : Les cybercriminels profitent toujours de notre inquiétude

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24 mars 2020 à 07:45Temps de lecture2 min
Par Olivier Bogaert

Le Centre Cybersécurité Belgique a constaté, au cours des derniers mois, une recrudescence très importante des faux SMS qui arrivent sur le téléphone de très nombreuses personnes. Un message qui semble souvent provenir d’une banque ou encore d’une structure officielle comme le SPF Finances. Message qui signale, par exemple, au destinataire qu’il y a un problème de sécurité, lié à son compte ou qu’il fait l’objet d’une procédure pour facture impayée.

Le lien à cliquer va le diriger vers un site sur lequel il sera invité à confirmer son identité pour éviter le blocage de son compte. Il pourra aussi découvrir qu’il risque l’intervention d’un huissier de justice s’il ne règle pas le montant de la somme réclamée. Et là, bien sûr, les criminels vont demander des données bancaires qui pourront ensuite leur permettre, par exemple, de finaliser un virement en leur faveur.

Le Centre Cybersécurité met en évidence que des milliers de personnes ont été victimes de ce type de messages ce qui a poussé les banques mais aussi la Police a tiré la sonnette d’alarme. D’autant que les pirates profitent de l’épidémie de Coronavirus pour nous envoyer des messages alarmistes afin de nous faire réagir.

Safeonweb_be

Le Centre nous invite donc à être attentif à notre réactivité et relance le slogan de sa campagne de prévention 2019 : Relax et réfléchissez à deux fois avant de cliquer sur un lien. Un message que vous découvrirez sur le site Safeonweb.be et qui est accompagné de l’image d’un hippie souriant qui nous invite à nous poser.

Vous l’avez compris, la technique du phishing reste un problème important qui vise à la fois le citoyen mais aussi les entreprises ou les administrations publiques.

Outre le blocage d’un système informatique, ils pourront aussi disposer des accès aux structures informatiques et y dérober des informations. Le phishing peut aussi permettre aux cybercriminels de pirater des comptes pour, ensuite, revendre des données d’identités ou des données bancaires récoltées.

En 2019, le Centre Cybersécurité signale avoir reçu près de 1.700.000 mails, transférés à l’adresse suspect@safeonweb.be. Ce qui a permis de bloquer 4000 sites internet. On peut dire qu’il a gagné une belle bataille mais, pas encore la guerre quand on voit l’inventivité des pirates. Nous devons donc être attentifs et résistants face à toutes ces techniques.

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