Monde Moyen-Orient

Irak : deuil national et colère après les frappes meurtrières imputées à Ankara

Une photo fournie par le bureau des médias du Premier ministre irakien montre des gardes d’honneur portant les cercueils des victimes tuées un jour plus tôt dans un village kurde lors d’une attaque imputée à la Turquie, à l’aéroport de Baghdad, le 21 juil

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21 juil. 2022 à 16:11Temps de lecture1 min
Par AFP, édité par Alain Lechien

Endeuillé et en colère, l’Irak enterre jeudi les victimes des tirs d’artillerie imputés à la Turquie ayant tué la veille neuf civils dans des jardins récréatifs du Kurdistan, un drame qui vient aggraver les tensions entre les deux pays voisins.

Bagdad a accusé les forces turques d’avoir mené ces frappes, tandis qu’Ankara a nié toute responsabilité, pointant du doigt les insurgés kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé groupe "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Transportés par avion militaire depuis Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan dans le Nord, les neuf cercueils recouverts du drapeau national et de gerbes de fleurs ont été accueillis à l’aéroport de Bagdad par le Premier ministre Moustafa al-Kazimi.

Le chef du gouvernement a rencontré à l’aéroport les familles, selon ses services. Les proches des victimes ont récupéré les corps pour organiser les enterrements, qui se feront pour la plupart dans la ville sainte de Najaf comme le veut la tradition chiite.

Jeudi a été décrété journée de deuil national et l’opinion publique irakienne ne décolère pas au lendemain de la tragédie ayant fait neuf morts et 23 blessés dans le district de Zakho.

La plupart des victimes sont des touristes irakiens du sud ou du centre, qui ont l’habitude de fuir les chaleurs caniculaires estivales pour trouver un peu de fraîcheur dans la région montagneuse du nord, à la frontière avec la Turquie.

Bagdad a convoqué jeudi l’ambassadeur de Turquie pour lui remettre "une lettre de protestation", selon un communiqué, l’Irak "appelant la Turquie à régler ses problèmes intérieurs loin des frontières de l’Irak et sans nuire à son peuple".

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