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Monde Moyen-Orient

Irak : le leader chiite Sadr réclame la dissolution du Parlement d'ici une semaine

10 août 2022 à 15:43Temps de lecture2 min
Par Belga

L’influent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réclamé mercredi à la justice une dissolution du Parlement d’ici la fin de la semaine prochaine, appelant ses partisans à poursuivre leur sit-in aux abords de l’Assemblée.

L’Irak étant une fois encore englué dans une grave crise politique, les partisans de Moqtada Sadr ont envahi fin juillet le Parlement qu’ils ont occupé avant de transférer leur campement dans les jardins de l’institution.

Sadr a réclamé une dissolution du Parlement et des législatives anticipées. Ses adversaires du Cadre de coordination, coalition d’influentes factions chiites pro-Iran, ont accepté sa requête sous certaines conditions. Un des rivaux de Sadr – intégré à cette alliance – a réclamé une session parlementaire pour étudier une éventuelle dissolution.

Certains pourraient dire que la dissolution du Parlement nécessite une séance parlementaire

"Certains pourraient dire que la dissolution du Parlement nécessite une séance parlementaire", a commencé Sadr dans un communiqué sur son compte Twitter. Mais certains blocs, préférant se partager le pouvoir et préserver "la corruption" ne vont pas "céder face à la revendication du peuple pour une dissolution du Parlement", a-t-il accusé.

Des élections anticipées

Interpellant "les autorités judiciaires compétentes", Sadr a donc réclamé cette dissolution "dans un délai n’excédant pas la fin de la semaine prochaine". Cela permettrait au président "de fixer la date des élections anticipées, selon les conditions que nous annoncerons ultérieurement".

Selon la Constitution, une dissolution du Parlement doit être actée par un vote à la majorité absolue. Elle peut être demandée par un tiers des députés, ou par le Premier ministre avec accord du président de la République.

Sadr a justifié son appel à la justice en rappelant que tous les délais impartis par la Constitution pour nommer un nouveau président et un nouveau chef du gouvernement n’avaient pas été respectés après les dernières législatives d’octobre 2021. Il a invité ses anciens députés et ses partisans à déposer des recours devant la justice pour réclamer cette dissolution.

Dix mois après ce scrutin, l’Irak attend toujours la désignation d’un Premier ministre et d’un président, sur fond de querelles politiciennes.

Lundi, l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, ennemi historique de Sadr, avait indiqué que seul le Parlement pouvait discuter d’élections anticipées.

La dernière poussée de fièvre a débuté quand le Courant sadriste a refusé fin juillet une candidature au poste de Premier ministre présentée par le Cadre de coordination.

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