Israël : comment Benjamin Netanyahou peut-il faire pour rester au pouvoir ?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou fait une déclaration à la Knesset, le Parlement israélien, à Jérusalem, le 30 mai 2021

© YONATAN SINDEL - AFP

03 juin 2021 à 16:44 - mise à jour 03 juin 2021 à 16:44Temps de lecture2 min
Par RTBF avec Agences

Israël s’approche ce jeudi de la fin d’une époque après la formation in extremis d’une coalition hétéroclite qui pourrait évincer du pouvoir dès les prochains jours Benjamin Netanyahu, le Premier ministre le plus pérenne de l’histoire du pays. Mais, ce n’est pas fini. De longs jours s’annoncent au cours desquels Netanyahou, maître dans l’art de la survie politique, pourrait tenter de changer la donne.

Course contre la montre

Benjamin Netanyahou, son parti de droite, le Likoud, et ses avocats sont à la manœuvre pour tenter d’empêcher que l’accord du chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, ait l’approbation de la Knesset, le Parlement israélien.

Alors qu’on ignore la date exacte de la réunion pour le vote de confiance, la presse israélienne a affirmé que le président de la Knesset, Yariv Levin (Likoud), pourrait être tenté de faire traîner de quelques jours supplémentaire l’organisation du vote, espérant dans cet intervalle des défections dans le camp anti-Netanyahu. Le camp de Netanyahou pourrait alors approcher des élus septiques ou réfractaires à cette nouvelle coalition.

Discréditer une alliance périlleuse

Le Premier ministre israélien sortant de 71 ans va également tenter dans les jours qui viennent de discréditer la nouvelle coalition mise en place par ses adversaires en mettant en avant son extrême fragilité idéologique. "Tous les parlementaires élus avec les voix de la droite doivent s’opposer à ce dangereux gouvernement de gauche", affirme-t-il dans un tweet ce jeudi.

Cette "coalition du changement" est composée de huit partis issus de l’ensemble du paysage politique (deux de gauche, deux du centre, trois de droite et une formation arabe) qui ne partagent pas de valeurs communes. Elles sont unies par le seul désir d’évincer du pouvoir Benjamin Netanyahou, poursuivi par la justice pour corruption.

Selon Moshe Shain, un docteur résidant à Jérusalem, ce ne sera pas suffisant : "Il semble donc que nous ayons un nouveau gouvernement. C’est beaucoup de promesses et beaucoup d’espoir. Je pense qu’ils vont avoir beaucoup de difficultés à essayer de faire quelque chose maintenant avec tous les différents types de partis qui le composent. Ils semblent avoir réussi à se débarrasser de Bibi Netanyahu, mais ce n’est pas une raison suffisante pour former un gouvernement", regrette-t-il.

Pour Yoshi Zarifi, un soutien du Premier ministre, cette coalition ne tiendra pas jusqu’au vote de confiance prévu à la Knesset dans une dizaine de jours : "Je fais confiance à la droite et à Netanyahu pour qu’il revienne au pouvoir, qu’il revienne diriger le pays. C’est comme un décor pour un mois ou deux, cela ne durera pas. C’est clair pour tout le monde", assure ce tenancier d’un café à Jérusalem.

 

Coalition anti-Netanyahu / En quête de confiance au Parlement

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