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L'atelier des muses

Jacqueline Fontyn, compositrice belge plongée très tôt dans "un bain de musique"

Née à Anvers le 27 décembre 1930 – elle fêtera la semaine prochaine ses 91 ans – Jacqueline Fontyn est une prodige de la musique. Très tôt baignée dans le monde de la musique, elle prend des leçons quotidiennes de piano dès l’âge dès l’âge de 5 ans. À 6 ans, son professeur note sa première petite composition, un menuet alla Boccherini. À 9 ans, elle commence à écrire elle-même des morceaux pour piano et à 15 ans, elle décide de devenir compositrice.

Marcel Quinet lui enseigne l’écriture musicale, l’harmonie, le contrepoint, la fugue et surtout la composition et l’orchestration. A Paris, elle fait la connaissance de Max Deutsch qui lui dit : "Je vous plongerai dans un bain de musique !" et il lui fait découvrir l’univers de Schoenberg. En 1956, elle fréquente le cours de direction d’orchestre de Hans Swarowsky à Vienne, puis étudie la composition à la Chapelle musicale Reine Elisabeth dont elle ressort diplômée en 1959. Jacqueline Fontyn est nommée ensuite professeur de contrepoint au Conservatoire royal d’Anvers puis devient, dans la foulée, professeur de composition du Conservatoire royal de Bruxelles. Parallèlement, elle enseigne lors de nombreux séminaires dans le monde entier.

Ses œuvres ont été couronnées par de nombreux prix et son style musical est en constante évolution. Ses premières œuvres étaient influencées par Arnold Schönberg, elles ont été marquées par le langage sériel et dodécaphonique, qu’elle continuera d’utiliser tout au long de sa carrière mais avec de plus en plus de liberté, de détachement, une plus grande richesse expressive, et une ouverture toujours plus grande vers les sons du XXIe siècle.

Jacqueline Fontyn a souvent eu la chance de pouvoir travailler presque toujours sur commande ou sur demande. Voici par exemple une partition qu’elle a écrite en 2010 : Méandres, qui est la première œuvre commandée par l’ensemble Musiques Nouvelles. Méandre, un titre qu’elle a choisi en cours de composition, car le mot lui plaisait à l’oreille, et certains climats dans ce morceau peuvent s’y référer. Particulièrement le début, un peu sombre, ou certains passages qui se veulent mystérieux.

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