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"J’ai mal au dos" : faut-il absolument faire une radio ?

Lombalgie : prévention et prise en charge multimodale
28 févr. 2022 à 16:00Temps de lecture3 min
Par Daphné Fanon

Si vous souffrez de maux de dos, sachez que vous n’êtes pas le seul ! Les maux de dos se trouvent dans le top dix des motifs de consultation et dans le top cinq pour les personnes âgées entre 40 et 50 ans. Une question revient fréquemment lors de ces consultations : "Dois-je automatiquement faire une radio ?" Et la réponse est claire : non ! Mais pourquoi ? Les explications du Dr Nicolas Orban, médecin généraliste, alcoologue et référent dans "La Grande Forme."

En consultation, les maux de dos se situent en huitième place des maux les plus fréquents. Pour les patients âgés de 40 à 50 ans, ils passent même en quatrième position. "Le principe de la médecine générale est de se demander si ce qu’on a devant nous est grave, ou pas. Il faut très vite faire la part des choses" explique le Dr Orban.

La grande majorité des maux de dos sont des "lombalgies simples", c’est-à-dire, des maux de dos avec des troubles de la mobilité sans atteinte des nerfs, donc sans problème neurologique. Pour faire simple : ce sont plutôt des douleurs et des contractures musculaires qui limitent les mouvements. Elles peuvent être très douloureuses.

Dans d’autres cas, les maux de dos peuvent être significatifs de problèmes plus graves. L’objectif du médecin est de déceler s’il ne s’agit pas d’une lombalgie avec atteinte neurologie : "une atteinte radiculaire." Il est important de vérifier si la situation ne risque pas d’évoluer vers des conséquences graves pour sa santé physique. La première chose à faire avant de penser à la radio, est l’évaluation de la situation : chercher les "drapeaux rouges," qui nécessitent une action rapide.

Quels sont "les drapeaux rouges" à vérifier, en ce qui concerne le mal de dos ?

  • Déficit moteur : perte de force musculaire majeure ;
  • Anesthésie en selle de la région pelvienne, rétention urinaire, incontinence fécale ;
  • Trouble moteur ou sensitif étendu ;
  • Pieds froids, perte de pouls artériels périphériques ;
  • Fracture pathologique ;
  • Infection ;
  • Maladie inflammatoire.

Les lombalgies : quelles préventions et quelles prises en charge ?

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Quand on a des maux de dos qui apparaissent brusquement, il faut consulter. La première chose à faire est un examen clinique. Si on a une douleur qui arrive dans un dermatome (ndlr = territoire cutané qui dépend d’un nerf), c’est important de déceler l’endroit de la douleur pour faire le bon diagnostic. Le patient peut alors ressentir des sensations de brûlure continue, des picotements ou une perte de force musculaire.

Pour une lombalgie simple, le traitement est simple : rester actif. Si c’est impossible car la douleur est trop intense, alors on prend un certificat et un antalgique, anti-inflammatoire. Les personnes souffrant de maux de dos se trouvent souvent dans un cercle vicieux : on a mal, donc on se crispe et le lendemain, on a encore plus mal. Il faut casser le cercle vicieux de la douleur avec un anti-inflammatoire. Par contre, prendre des décontractants musculaires ne sert pas à grand chose. Faire de la kiné d’emblée n’est pas toujours nécessaire non plus.

Dans un premier temps, le mieux est d’utiliser des techniques d’autogestion. Il existe une application qui s’appelle "Activ'Dos", par exemple. Vous vous inscriviez et ils vous donnent des exercices à faire, avec des récurrences. "Celà doit s’inscrire dans une stratégie de traitement évidemment, et il est préférable de revoir le patient dix jours après le premier diagnostic" explique le Dr Orban. Si ça persiste, c’est à ce moment-là que les kinés par exemple, sont intéressants. Lorsqu’on a mal au dos, on peut également utiliser des zones de chaleur. Prendre un bain par exemple. Attention à sa posture et à bien s’asseoir également.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13h à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast telles que : Pocket Casts, Podcast addict, Google Podcast ou encore Apple Podcast.

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