Diables Rouges

Jason Denayer : il était moins une... mais le revoilà lancé vers la Coupe du monde 2022

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Jason Denayer a trouvé un nouveau port d'attache. Dans la très bling-bling ville de Dubaï, le natif d'Anneessens (centre de Bruxelles) pourra vivre une suite de carrière plus tranquille, en profitant d'un contrat juteux tout en ménageant son corps. Car il n'est un secret pour personne que le championnat des Emirats Arabes Unis se situe à des années lumières de l'exigence de la Ligue 1, de la Premier League ou du championnat de Turquie, autant de compétitions qui l'ont vu s'épanouir jusque là. Mais comme pour Axel Witsel et Yannick Carrasco (Chine), ou pour son comparse défensif Toby Alderweireld (Qatar), l'exode dans une compétition exotique n'est pas synonyme d'adieu à la vareuse nationale. 

Même sans club, il a été sélectionné

Roberto Martinez n'est pas du genre à faire des surprises dans l'annonce de ses sélections. Jamais. C'est dire si les journalistes ont sursauté en entendant le nom de Jason Denayer prononcé dans l'énumération frénétique des appelés sous le drapeau national. Sans club, sans rythme et sans le moindre match joué depuis le mois d'avril, Denayer se voyait pourtant obtenir un accessit inespéré à la dernière sélection pré-Coupe du monde. "Il ne participera à aucun des deux matchs," avait tempéré le sélectionneur, qui voulait néanmoins humer l'état d'esprit de son joueur à quelques mois de l'échéance fatidique. Un signal fort qui témoigne de la dépendance de Martinez à certains de ses lieutenants. D'autres parleront de pauvreté en effectif si le sélectionneur est contraint de s'accrocher à un garçon qui a négligé les mois de préparation préalables à un Mondial, pour finir dans un club anonyme du Golfe persique.

Si Martinez s'obstine, c'est parce que Denayer (35 sélections, 1 but) a toujours constitué une alternative crédible au coeur de la défense. Réputé rapide, il comble les lacunes en célérité de ses comparses Vertonghen et Alderweireld. Ses absences de concentration occasionnelles (à l'Euro, contre le Danemark) n'ont jamais épuisé son crédit et le départ à la retraite de Thomas Vermaelen aurait pu suffire à l'introniser pour de bon comme le pilier central de la défense belge. Mais le joueur a connu une fin d'histoire tumultueuse avec Lyon et n'a pas profité du momentum pour s'ériger en patron des Diables. Alors qu'on pensait le train définitivement passé pour lui, sa remise en selle du mois de septembre prouve qu'il a encore un avenir sous le maillot belge. A lui de suivre l'exemple des Carrasco et Witsel, dont la forme physique est restée intacte malgré l'intensité moindre dans leurs championnats de seconde zone. 

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