RTBFPasser au contenu
Rechercher

La vie du bon côté

Je me sépare : que faire ?

17 janv. 2020 à 07:00Temps de lecture4 min
Par Edith Vallée

C'est un livre à propos de la séparation que Sylvie Honoré nous présente dans le podcast d'aujourd'hui : Je me sépare : Que faire ? chez Edipro. Elle reçoit l'auteure, Stéphanie Degrave, qui est avocate et médiatrice familiale.

Que l’on prenne la décision de la séparation ou qu’elle nous soit imposée, la rupture du couple fait naître une multitude de questions.

Vers qui me tourner ? Dois-je consulter un avocat ? Ai-je droit à une pension alimentaire ? Comment l’annoncer aux enfants ? Vont-ils souffrir de la séparation ? Que puis-je faire pour les aider ? Quelles modalités d’hébergement fixer ? Qu’est-ce que la médiation ?

C’est un livre qui vise à répondre, de manière simple, pratique et concise, aux questions qui surgissent dans le cadre d’une rupture et ce, tant sur le plan psychologique que juridique.

Le tribunal de la famille

Le tribunal de la famille a été créé en 2014. L’idée était de simplifier les procédures de séparation autrement que par la voie judiciaire.  Avant la création de ce tribunal de la famille il y avait parfois 14 juges qui devaient se prononcer dans le cadre d’une séparation (juge de paix, juge du tribunal de la jeunesse, des référés,…)

La médiation, la Chambre des règlements amiables sont aussi d’autres manières de régler une séparation autrement que par la voie judiciaire.

La Chambre des règlements amiables a été créé au sein du tribunal de la famille. Le rôle du juge n’est pas de trancher le litige mais bien d’aider les personnes à trouver une solution.

Qu’est-ce que la médiation ?

"Passer devant le tribunal est la solution à adopter en dernier recours. Au Québec par exemple, seulement 3% des séparations ont lieu devant le tribunal", explique Stéphanie Degrave. Ce qu'on ne sait pas toujours c’est qu'il existe des alternatives comme la médiation ou le droit collaboratif"Ces deux solutions permettent de dépasser la position de chacun en essayant de comprendre quels sont les besoins des deux parties. Pour l'expliquer avec une métaphore, je dirais que :

Si l'un veut une pomme et l'autre une poire, la procédure judiciaire classique va opter pour une compote avec plus ou moins de pommes et de poires. Avec ces procédures alternatives, chacun aura une fraise

c'est-à-dire qu'on va trouver des solutions auxquelles personne n'avait pensé au début."

Et le droit collaboratif ?

La médiation réunit les ex-partenaires en compagnie d'un, voire deux médiateurs. Le droit collaboratif, lui, est une réunion où sont présents les ex-partenaires et leurs avocats. Chaque avocat est chargé de trouver une solution acceptable pour son client mais également pour le client de l'autre. C'est un procédé qui vient tout droit des Etats-Unis.

Madonna a divorcé grâce à cette méthode

précise l'experte. S'il est utilisé en Belgique depuis les années 2000, ce n'est que depuis le 7 juin 2018 qu'une loi encadre le droit collaboratif.

Quels sont les enjeux psychologiques pour les enfants ? 

Comment leur annoncer la séparation ?

Il est important d’informer les enfants que lorsque les parents sont vraiment certains de leur décision. On conseille aux parents de bien préparer ce moment et de veiller, dans la mesure du possible, à en parler à tous les enfants en même temps, quel que soit leur âge, afin d’éviter qu’un enfant ait l’impression de porter pendant quelques jours un secret par rapport à ses frères et sœurs.

L’annonce doit être faite et préparée à deux, même si c’est difficile d’agir ensemble, c’est important, car les enfants s’en souviendront toujours.

Il n’est pas nécessaire de tout expliquer aux enfants.

Comme il est difficile d’expliquer pourquoi on tombe amoureux, il est compliqué d’expliquer aux enfants les raisons pour lesquelles les parents ne sont plus amoureux et se séparent. Ce qu’il faut surtout, c’est éviter de victimiser l’un et de culpabiliser l’autre. 
Il ne faudrait jamais dire à un enfant qu’on se sépare " pour son bien " car chez l’enfant, cela induit une responsabilité indirecte, lui qui a déjà tendance à se responsabiliser.

Il convient aussi de leur dire ce qui se passera après, concrètement, de les rassurer, de leur dire qu’ils ne sont pas responsables de ce qui arrive car l’enfant a tendance à se culpabiliser par rapport à ça.

A propos de l'auteure...

Stéphanie DEGRAVE est avocate au barreau de Bruxelles depuis 2002 où elle pratique le droit de la famille. Formée aux outils de psychologie systémique, elle est également médiatrice agréée (familial, civil et commercial, social). Elle est l’auteure du projet de loi relatif à la création d’un tribunal de la famille et de la jeunesse (voté par le Parlement et en vigueur depuis le 1er septembre 2014) et également de diverses publications juridiques (droit familial). Elle participe activement à des colloques nationaux et internationaux, ainsi qu’à des émissions radio et télévisées, et intervient dans la presse écrite.

Chaque jour, prenez la vie du bon côté !

Du 100% digital… Du lundi au vendredi sur Vivacite.be, Sylvie Honoré vous propose le podcast du jour ; votre rendez-vous "Bien-être" en présence d’un expert en développement personnel.

- La vie du bon côté, c’est aussi un second rendez-vous quotidien dans l’émission "VIVRE ICI" dès 14h15.

- Mais La Vie du bon côté, c’est surtout tous les jours, quand vous le voulez du matin au soir, en podcast et dans la bonne humeur sur Vivacite.be, sur auvio, sur spotify, sur votre smartphone ou iPhone, c’est partout, tout le temps, où vous le voulez comme vous le voulez !

Sur le même sujet

Comment reprendre sa vie en main après un chagrin d’amour ?

La vie du bon côté

Comment aborder la sexualité avec son enfant ou son adolescent?

La vie du bon côté

Articles recommandés pour vous