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Jean-Jacques Beineix, le succès sous 37°2

"Les Etoiles d'Or du Cinema" Festival Opening

© 2009 Marc Susset-Lacroix

26 janv. 2022 à 15:20Temps de lecture2 min
Par Viva+

La Machine à Remonter le Son s’arrête en 1986. Cette année-là sort sur les grands écrans, un film qui marque les esprits : " 37°2 le matin ". Le réalisateur Jean-Jacques Beineix est invité par Selim Sasson pour évoquer cette adaptation au cinéma du roman de Philippe Djian. Une adaptation qui a nécessité pas mal de recherches quant au casting, aux profils des acteurs. Jean-Jacques Beineix explique au Monsieur Cinéma de la RTBF pourquoi et comment son choix s’est porté sur Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade pour les rôles principaux.

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29th Tokyo International Film Festival Award Ceremony

Jean-Jacques Beineix décédé le 13 janvier dernier a débuté sa carrière comme assistant-réalisateur pour la série télévisée réalisée par Jean Becker, " Les saintes chéries " avec Micheline Presles, Daniel Gélin et Marthe Mercadier. Il a continué à tenir le rôle d’assistant-réalisateur pour Claude Berri, René Clément et Claude Zidi. En 1977, il se lance seul dans la production d’un court-métrage : " Le chien de M. Michel " et remporte le premier prix au festival de Trouville. En 1980, il s’inspire du roman de Daniel Odier " Diva " pour réaliser son premier long-métrage. " Diva " qui réunit une pléiade d’acteurs dont Richard Bohringer, Gérard Darmon, Vladimir Cosma lui-même et Brigitte Lahaie connaît un succès populaire avec plus de deux millions d’entrées et est récompensé de quatre César. Son second film est par contre un véritable échec. " La lune dans le caniveau ", pourtant sélectionné au festival de Cannes ne connaît pas la même veine. En 1984, il décide d’adapter au cinéma, le roman de Philippe Djian : " 37°2 le matin ". Il confie le rôle de Betty, la jeune femme pulpeuse qui à force de passion amoureuse dérive dans la folie, à Béatrice Dalle, jusque-là inconnue du 7ème art mais qui deviendra une star grâce à son interprétation dans le film. Jean-Jacques Beineix qui avait repéré sa photo dans un magazine avait vu juste. Sorti en 1986, " 37°2 le matin " réalise un carton plein. On se bouscule dans les salles obscures si bien qu’au total, le film est vu par plus de 3,5 millions de spectateurs. En 1989, Beineix remet le couvert. Il choisit le mannequin Isabelle Pasco qu’il installe au milieu des fauves pour son film " Roselyne et les lions ". Le succès ne sera pas au rendez-vous. En 1992, Beineix offre à Yves Montand son dernier rôle dans " IP5 l’ile aux pachydermes ". L’acteur français, compagnon de Simone Signoret meurt avant la fin du tournage d’un infarctus, curieusement comme le personnage qu’il incarnait dans le film. Pour Beineix, ce nouveau film est un échec commercial tout comme son dernier long-métrage, l’adaptation du polar de Jean-Pierre Gattégno " Mortel transfert " . Lassé par les revers commerciaux, Jean-Jacques Beineix ne reviendra plus au cinéma.

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