Environnement

Jean-Pascal van Ypersele, candidat à la présidence du GIEC : "Très optimiste sur mes chances d’être élu"

van Ypersele : "Très optimiste sur mes chances d'être élu"

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Par Colin de Coster

La candidature du climatologue et professeur à l’UCLouvain n’attendait plus qu’à être formellement appuyée par le gouvernement fédéral. C’est chose faite depuis ce week-end : Jean-Pascal van Ypersele rejoint officiellement la course à la future présidence du GIEC. Une candidature tournée vers l’inclusivité et la collaboration internationales.

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Je voudrais que le GIEC parle, dans les négociations climatiques, pour un acteur qui n’a pas de voix : le climat lui-même.

Jean-Pascal van Ypersele, futur capitaine du GIEC ? "Ce rôle de président, il est de diriger ce grand paquebot scientifique et international. Il doit parvenir à promouvoir au monde entier l’information la plus pertinente et la plus utile à la décision, en matière environnementale. Je voudrais que le GIEC parle, dans les négociations climatiques, pour un acteur qui n’a pas de voix : le climat lui-même. Si je suis élu président, j’ai pour ambition de porter cette voix le plus haut possible."

Enjeux de sa présidence : l’inclusivité et la collaboration internationales. Jean-Pascal van Ypersele souhaite que le GIEC soit teinté d’une plus grande diversité, en mettant en avant des femmes, des jeunes auteurs et des scientifiques issus de pays en voie de développement : "Il est essentiel d’établir une meilleure connexion entre les décideurs politiques et les sciences du climat. La démarche doit se faire dans un contexte plus transversal. Les objectifs du GIEC doivent être ceux du développement durable, qui vont au-delà du climat."

On l’oublie parfois, mais la Belgique est un pays à la pointe en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

C’est Thomas Dermine qui a apposé sa signature au bas de la nomination fédérale. Pour le Secrétaire d’État, chargé de la Politique scientifique, cette décision était évidente : "Nous avons la chance, en Belgique, d’avoir quelqu’un d’expérience comme Jean-Pascal van Ypersele. Il a bien sûr de vraies chances pour l’élection, sinon nous ne soutiendrions pas sa candidature. Il possède une expertise environnementale et scientifique de premier plan au niveau international".

Ce serait la première fois depuis 2002, date du départ du Britannique Robert Watson, qu’un président du GIEC serait européen. "On l’oublie parfois, mais la Belgique est un pays à la pointe en matière de lutte contre le réchauffement climatique", rappelle Thomas Dermine. "Nous avons des équipes scientifiques qui travaillent depuis l’Antarctique, ou en haut des montagnes, à travers le monde. Avoir un représentant belge à la tête du GIEC serait un symbole fort et important sur le fait que l’Europe et la Belgique se positionnent en matière environnementale".

Face à Jean-Pascal van Ypersele, deux candidats : Jim Skea, un physicien britannique et Debra Roberts, une biogéographe sud-africaine. Tous deux sont actuels vice-présidents d’un des trois Groupes de travail du GIEC. Une concurrence solide et compétente, qui n’est cependant pas pour faire peur au climatologue, déjà candidat en 2005, alors défait par Hoesung Lee (actuel président du GIEC) : "J’ai encore plus d’énergie… et d’expérience ! Je suis très optimiste sur mes chances d’être élu. Tous les contacts que j’ai eus à travers le monde ont été très positifs."

La course à l’élection ne fait donc que commencer. Rendez-vous en juillet prochain, pour le vote final.

Jean-Pascal van Ypersele entouré de Thomas Dermine et Zakia Khattabi.
Jean-Pascal van Ypersele entouré de Thomas Dermine et Zakia Khattabi. © Tous droits réservés

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