Jeux Paralympiques

Jeux paralympiques : Aymeric Parmentier, entre déception relative et fierté immense

Il adore tellement l’eau qu’il y est resté un peu trop longtemps ce matin. Chrono insuffisant aux qualifications du 100m brasse, Aymeric Parmentier n’ira pas en finale, ce qui n’altère en rien son bonheur et sa fierté, pour ses premiers Jeux paralympiques.

"C’est un honneur et une fierté pour moi. Je fais mon maximum, pour qu’on soit content de moi et que je le sois aussi. J’ai tout donné, donc je suis un peu déçu, j’espérais faire mieux, mais c’est comme ça, c’est le sport, et ce n’est pas grave !".

Aymeric, 29 ans, est né avec un syndrome autistique et un retard mental. La piscine, c’est sa bulle de sérénité. L’eau est sa meilleure amie, privilège qu’elle partage avec Hélène, qui est aussi la sœur et l’entraîneure du nageur bruxellois.

Emotionnellement, les premiers jours à Tokyo ont été difficiles pour Aymeric.

"Quand on est arrivés, les premiers jours, je le voyais faire des grands yeux, impressionné, pas très à l’aise, confie Hélène. Il y a du bruit partout, des gens partout, pas évident pour lui. Puis petit à petit, on a pris nos marques, et il s’est relâché. Mais si on avait eu deux ou trois jours de plus c’était mieux".

Pour présenter son handicap on dit souvent d’Aymeric qu’il a l’âge mental d’un garçon de 9 ou 10 ans. S’il manque de maturité, il ne manque en tout cas ni de répartie ni d’humour ! Quand on lui demande s’il gardera tout de même un bon souvenir de son voyage…

"Quand même, c’est Tokyo, hein ? ! Quelle piscine ! Elle est immense, elle est magnifique, c’est sûr j’en veux bien une comme ça chez moi !".

Gageons qu’il appréciera celle de Paris dans trois ans.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous