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Le 8/9

Jim Bauer : "Quand on écoute mon album d’une traite, on finit par capter mes petits tocs"

Jim Bauer, pour son album "Jim"

Le 8/9

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19 mai 2022 à 09:073 min
Par François Saint-Amand

Jim Bauer était l’invité du 8/9 pour présenter son premier album, Jim. L’auteur-compositeur-interprète, ancien finaliste de The Voice France a entièrement produit ce disque très éclectique, qu’il laisse comme une carte de visite.

Jim Bauer, fils d’Axel Bauer et de Nathalie Cardone, a été finaliste de la dernière saison de The Voice France.

Après avoir écrit pour de nombreux artistes comme Florent Pagny ou Slimane, Jim Bauer vous présente Jim, son tout premier album en digital, sorti depuis le 15 avril.

Cet album représente ce qu’il est, sa personnalité depuis qu’il a découvert la musique au cours de son adolescence.

Jim contient une quinzaine de titres en français mais aussi en anglais. Le jeune chanteur a tout fait tout seul dans son studio.

Avec ce nouveau disque, Jim Bauer vous dévoile un univers qui ne ressemble à personne d’autre.

L’histoire derrière sa reprise atypique de "Tata Yoyo"

Jim Bauer avait marqué la saison 10 de The Voice France. Il avait épaté les coachs avec sa voix, son charisme mais aussi avec son interprétation mélancolique du titre Tata Yoyo d’Annie Cordy.

Cette reprise, il la maîtrisait en réalité depuis plusieurs années. "C’était à une jam et j’avais 16 ans. J’avais fait une reprise d’AC/DC un peu triste et un pote m’avait dit : 'Toi si tu reprenais Tata Yoyo, tu trouverais le moyen de le faire triste'. Je suis revenu le lendemain et j’avais fait juste le refrain. Puis c’était devenu quelque chose que je faisais régulièrement dans les concerts entre deux morceaux" révèle-t-il. "Quand il a fallu faire The Voice, j’ai réfléchi à ce que je pouvais chanter en français. Je suis tombé sur cette idée-là et j’ai lu le texte original et j’ai compris qu’il était super sérieux et qu’il y avait une autre interprétation à faire".

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Un album très éclectique

Né dans une famille de musiciens, Jim Bauer se met au beatmaking vers 12 ans puis à la guitare à 15 ans.

15 ans plus tard, l’auteur-compositeur-interprète français sort son premier album, entièrement autoproduit. Un choix qu’il assume totalement : "Cela faisait longtemps que j’avais bossé avec beaucoup de producteurs et j’avais envie de faire juste une fois une sorte de mixtape, un gros lot de chansons qui présente un peu tout ce que je sais faire, qui je suis, comme une grosse carte de visite. Pour moi, cet album c’est plutôt le début de tout ce que je vais proposer qu’un aboutissement".

Et ce lot de morceaux marque par son éclectisme : nuances électro, soul, rock, jazz, chanson française… Jim Bauer peut s’approprier des tas d’univers différents. Il ne voyait pas d’autres personnes l’accompagner dans ce voyage musical : "Au moins l’album a des touches qui sont les miennes. Des gens me disent que quand on écoute l’album d’une traite, on finit par capter des petits tocs en musique que j’ai : des façons d’arranger les voix, d’harmoniser les chansons, de composer".

Le chanteur de 30 ans qui travaille pour d’autres artistes et pour de la musique de film avait "besoin de montrer toutes ces facettes" de sa personnalité. Il ne prévoit cependant pas un autre 'disque portfolio'. "Pour la suite, ce sera un petit peu plus cadré en ce qui concerne ce que je chanterai sous le nom de Jim Bauer, mais cela peut appeler à quelques idées un peu loufoques".

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Un album digital avec les imperfections de l’époque

Imprégné par l’histoire de la musique populaire, Jim Bauer fait de cet album digital un disque qui aurait tout aussi bien pu paraître 50 ans plus tôt.

L’artiste a en effet misé sur l’authenticité de l’enregistrement, en laissant volontairement certaines imperfections comme des bruits de de bouches parasites ou les crépitements des vinyles. "Dans la musique de home studio on a tendance à vouloir tout rendre parfait. Or, dans les vieux albums de rock et de soul, si on a les multipistes on entend plein de trucs" pointe-t-il. "J’ai les multipistes d’un morceau de Michael Jackson, on l’entend taper les mains dans le studio, foutre un coup dans le micro […] Ce sont plein de bruits parasites que je trouve qu’il faut garder".

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Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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