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JO Tokyo 2020 – La joie communicative de l’éternelle basketteuse Ann Wauters qui réalise enfin son rêve : "Quelles émotions !"

26 juil. 2021 à 15:30Temps de lecture3 min
Par Antoine Hick

Eternelle Ann Wauters ! A 40 ans, et alors que de nombreuses joueuses de son âge auraient déjà raccroché les baskets depuis belle lurette, la légende belge fait partie du noyau des Cats qui s’est envolé en direction des parquets de Tokyo. Et même si elle n’a pas été sélectionnée pour l’Euro et que son temps de jeu ne sera probablement que famélique lors du tournoi olympique, elle savoure ce rôle de capitaine de vestiaire que lui a confié le sélectionneur. Et comme ses plus jeunes coéquipières, elle profite de chaque instant à Tokyo. Parce que même si elle a une valise d’expérience à revendre, elle découvre, elle aussi, l’esprit olympique.

C’est donc le sourire aux lèvres qu’elle s’est présentée au micro de Quentin Weckhuysen. Visiblement détendue, elle a répondu à nos questions, n’éludant aucun sujet. Une interview rafraîchissante qui prouve que même à 40 ans, Wauters demeure insatiable, toujours guidée par cette sempiternelle ambition qui la caractérise : "C’est vraiment un rêve qui se réalise enfin. On sent qu’on y est, pouvoir marcher ici dans le village olympique, c’est génial. La cérémonie d’ouverture, ça fait vraiment quelque chose. Quelles émotions ! On se remémore tout le travail pour en arriver là. Cela valait le coup. Faire partie de la délégation belge, c’est très spécial" explique-t-elle.
 

Un corps qui grince mais un esprit de jeune basketteuse pour Ann Wauters

Dans le village olympique, les Cats croisent de nombreux autres sportifs. De quoi galvaniser des troupes, déjà boostées à bloc par leur belle médaille de bronze acquise lors du dernier Euro : "Si on n’est pas positives là, on ne le sera jamais. On a travaillé dur, mais ça reste une première expérience pour toute l’équipe donc on essaie d’en profiter au maximum. Pouvoir rencontrer d’autres sportifs ou sportives, ça nous inspire aussi. On a fait une séance dans la salle de muscu qui est immense, on a vu tout le monde s’entraîner et on s’est dit "Ok, nous aussi on va le faire, nous aussi on est ici pour faire quelque chose !"

Pouvoir disputer les Jeux Olympiques, ou comment boucler la boucle en apothéose pour cette joueuse qui avait débuté sa carrière professionnelle en 1999 : "Je ne peux être que reconnaissante. Pouvoir terminer ma carrière ici, c’est un rêve. C’est spécial d’être ici. J’ai vécu beaucoup de choses dans ma carrière mais c’était uniquement dans le monde basketballistique. Ici c’est beaucoup plus grand, c’est tous les 4 ans. On sent l’importance de l’événement. Après une année et demi très difficile pour le monde entier on voit plein d’athlètes qui ont tout donné pour être présents et faire un maximum. C’est génial"

Récentes médaillées de bronze lors des Championnats d’Europe, les Cats ne se présentent assurément pas comme une victime expiatoire lors de ces Jeux, même si lors de la 1e rencontre, face aux puissantes Australiennes, elles devraient plutôt endosser la casquette d’outsiders : "Commencer contre l’Australie, ça peut être un avantage, on sera à nouveau dans ce rôle d’underdog qu’on aime bien. On va devoir être concentrées mais sans avoir cette pression énorme sur les épaules. Si on perd ce premier match, ce n’est pas la fin du monde. On est là pour jouer plus que trois matches, on veut aller en quarts, c’est notre premier objectif. Et puis après, on ne sait pas vraiment ce que réservera le tirage au sort, on ne sait pas contre qui on pourrait tomber en quarts. En tout cas, on sera déçues si on ne joue pas un quart. Et une fois en quarts, on donnera tout pour être en demi."

De son côté, Wauters sent le poids des âges lentement s’abattre sur ses épaules. Mais son esprit, lui, reste toujours aussi combatif et ambitieux, comme lors de ses débuts : "Je ne vais pas mentir, il y a toujours une douleur mais il faut la gérer au niveau des genoux. J’ai fait une bonne préparation, je me sens assez ok. Mais je vois beaucoup d’athlètes et je pense qu’aucun athlète joue sans douleur, ça fait partie du jeu. Mon rôle sur le terrain a changé. Oui, je suis ici pour tenter d’apporter quelque chose sur le terrain. Mais je connais mon rôle, je suis la 5e intérieure et le plus l’important c’est que l’équipe gagne."

C’est ce qu’on leur souhaite, évidemment !

Ann Wauters, la légendaire basketteuse belge.
Ann Wauters, la légendaire basketteuse belge. RTBF

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