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John-John Dohmen à propos des Diables Rouges : "J'ai l'impression qu'ils ne voient pas toujours leurs objectifs comme leur rêve absolu"

John-John Dohmen à propos des Diables Rouges : "J'ai l'impression qu'ils ne voient pas toujours leurs objectifs comme leur rêve absolu"

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03 janv. 2022 à 07:05Temps de lecture3 min
Par Complètement Foot

À l'occasion de la sortie de son autobiographie "Game Day" aux Éditions Chronica, John-John Dohmen était l'invité de l'émission Best Of "Complètement Foot" ce dimanche. L'occasion de se remémorer encore une fois cette incroyable année 2021 pour les Red Lions qui ont été sacrés champions olympiques à Tokyo l'été dernier. Mais aussi de revenir sur cette comparaison entre le football et le hockey, régulièrement faite par les supporters pour comparer les performances des hockeyeurs belges à celles des Diables Rouges. 
 

On fait souvent cette comparaison entre le football et le hockey. En 2021, les Diables Rouges avaient pour objectif l'Euro ou la Nations League qu'ils n'ont pu concrétiser, tandis que de leur côté, les Red Lions ont été champions olympiques. Beaucoup de supporters de foot ont pointé ce qui a été fait par le monde du hockey et la réussite des Red Lions par rapport aux Diables Rouges. Vous appréciez cette comparaison ou elle vous gêne ?

"Je pense que c'est difficile de comparer. C'est vrai qu'il y a des similitudes. On joue à 11 contre 11. C'est un sport collectif, avec une balle et il faut la mettre dans le goal. Les règles ne se ressemblent évidemment pas. Mais tout ce qui est tactique, physique et surtout mental, ça se ressemble très fort. Donc je comprends que les gens fassent des rapprochements ou que les médias trouvent des différences et des similitudes. Mais ce sont deux mondes complètement différents et on ne peut pas les comparer." 
 

On évoque souvent le fair-play et le respect de l'arbitre en hockey, ou encore l'utilisation de l'arbitrage vidéo qui réussit mieux que dans le football. Quel regard portez-vous là-dessus?

"Le fair-play fait partie des valeurs du hockey. On fait attention à ça. Même s'il ne faut pas être trop naïf non plus. Il y a parfois des moments où les joueurs ne sont pas fair-play, comme dans n'importe quel sport. Je pense qu'il y a deux choses qui aident vraiment à ce qu'il y ait une bonne entente entre arbitre et joueurs. D'abord la vidéo qui est demandée par les joueurs eux-mêmes. Ça fait une grosse différence parce que c'est la responsabilité du joueur de demander cette vidéo. Il n'a pas à râler sur l'arbitre puisque s'il pense que l'arbitre fait une erreur, il demande tout de suite la vidéo. La vidéo lui donne raison ou lui donne tort. Mais au moins, il a l'occasion de contester la décision arbitrale par une demande vidéo, ce que je trouve assez sain dans la relation joueurs-arbitre. Je trouve que ça devrait être la même chose en foot. [...] Il y a aussi la self pass qui a beaucoup changé le jeu du hockey. On peut jouer le coup franc soi-même directement. Et quand vous avez une erreur arbitrale au milieu du jeu, vous n'avez pas le temps de la contester parce que l'autre joueur va reprendre la balle et démarrer tout de suite. Ce sont deux règles qui sont très importantes dans la relation arbitre-joueurs."

Diables Rouges : "Être champion du monde pourrait être leur rêve commun"


En 2021, vous avez décroché ce titre suprême, cette médaille d'or aux Jeux Olympiques de Tokyo. Et la comparaison avec le foot était une nouvelle fois présente car on a ressenti que c'était vraiment une équipe championne olympique. Pourriez-vous nous reparler une fois encore de ce titre olympique et de la manière dont vous l'avez vécu en groupe ?

"C'était beaucoup d'émotions. Un rêve qui s'accomplissait. On parle des Red Lions depuis 4-5 ans parce qu'on fait des résultats. Mais avant, on ne parlait pas de nous parce qu'on était nulle part. On ne faisait pas de résultat. On était très loin dans le classement mondial. On perdait par des grands scores contre les grandes nations. Puis on a monté les échelons progressivement. On s'est remis en question. On a changé des choses, notre manière de travailler, etc. Et finalement, pratiquement avec le même groupe, on a réussi à passer d'une petite équipe avec du talent qui ne gagne jamais, à la meilleure équipe du monde. Champion du Monde, champion d'Europe, champion olympique, on a gagné les trois grands tournois d'affilée. C'est assez magique. [...] Si on y croit, on y arrive toujours. C'est quelque chose qui manque peut-être un peu aux Diables Rouges. Je ne suis pas à leur place, mais j'ai l'impression qu'ils ne voient pas toujours leurs objectifs comme leur rêve absolu. Être champion du monde pourrait être leur rêve commun, parce qu'il y a surement des joueurs dans l'équipe qui en rêvent. Mais s'ils n'en discutent pas ensemble et s'ils ne décident pas ensemble que leur rêve commun, c'est d'être champion du monde, ça ne se passera pas. Je n'ai pas de leçon à leur donner et je ne suis pas dans le groupe, mais je pense qu'ils doivent vraiment se mettre ça comme objectif."
 

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