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Jouer le rôle d'un député ? C'est possible  avec le Parlement Jeunesse !

Ce lundi de Carnaval marque le lancement du Parlement Jeunesse Wallonie-Bruxelles. Depuis 25 ans, cette mini-simulation apartisane offre à plus de 100 jeunes Belges francophones de 17 à 26 ans l’opportunité de découvrir le travail législatif d’une démocratie représentative et d’incarner le rôle d’un député, d’un ministre, d’un président de commission, d’un chef de groupe ou d’un journaliste politique.

Inspiré d’un modèle québécois, le Parlement Jeunesse montre les coulisses du métier du parlementaire et le parcours d’une loi, mais il permet surtout aux jeunes participants d’apprendre à s’exprimer, à développer leur esprit critique, à construire des arguments et à s’intéresser au débat démocratique.

Cette année, la 25ème édition est coupée en deux en raison des mesures sanitaires. Pendant deux jours et demi, 50 apprentis députés travaillent sur deux projets fictifs de décret. Ils sont remplacés à la moitié de la semaine par les autres participants. Mais tous et toutes passent par les mêmes étapes : ils doivent modifier les décrets, les débattre en commission ou en séance plénière dans l’hémicycle du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et enfin, les voter en fin de semaine. En plus de ce travail parlementaire, une équipe presse couvre chaque jour la simulation avec un journal papier quotidien, " l’Echo parlementaire ".

A voir : le reportage de Notélé sur le Parlement Jeunesse (2018)

Comme chaque année, les quatre projets de décret portent sur des débats de société très actuels :

  • La lutte contre le racisme et le colonialisme dans l’enseignement
  • La libéralisation de la culture
  • La lutte contre le sans-abrisme via le programme Housing First
  • La promotion d’une vie de qualité en démystifiant la mort

Les deux décrets relatifs aux compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles – éducation et culture – feront d’ailleurs l’objet d’un rapport qui sera transmis aux véritables députés. Vous pourrez retrouver toutes les propositions – parfois étonnantes (ça vous dit d’être transformé en humus fertile après votre mort ?) – sur le site internet de l’association.

 

Sortir de sa zone de confort

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Delara Pouya – une étudiante originaire de Soignies – s’investit dans le Parlement Jeunesse depuis 5 ans ! Après avoir été députée, attachée presse, présidente de commission, elle occupe aujourd’hui le poste de présidente de l’association depuis deux ans – l’édition de l’année passée a été annulée à cause du covid.

 A voir : des jeunes de la Province de Luxembourg participent au Parlement Jeunesse (2018)

Pour elle, le Parlement Jeunesse constitue avant tout une aventure humaine. " J’ai pu sortir de ma zone de confort et rencontrer des jeunes de tous les horizons avec lesquels j’ai forgé une amitié en béton. D’un point de vue professionnel, j’ai pu développer des compétences importantes liées au travail équipe, mais aussi à la prise de parole en public et aux capacités argumentatives. "

Selon la présidente de 25 ans, une simulation politique reste aussi une nécessité sociétale pour expliquer aux jeunes comment fonctionne notre système démocratique. "C’est d’autant plus important aujourd’hui avec la montée des extrêmes et des théories complotistes. Cela prouve qu’il y a un vrai problème de connaissance du fonctionnement interne de l’Etat."

A voir : TéléSambre a suivi des députés carolos pendant le Parlement Jeunesse (2018)

Delara met enfin en avant le rôle central du Parlement jeunesse dans la construction de ses opinions personnelles. "Une simulation parlementaire permet d’écouter les opinions des autres, de s’en servir pour nourrir les siennes, d’ouvrir la bulle d’opinions dans laquelle les réseaux sociaux et notre entourage ont tendance à nous enfermer. C’est primordial pour une citoyenneté vive ! "

Vous pouvez suivre les débats en temps réel sur la chaine Youtube de l'association.

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