RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions

Journée de lutte pour les droits des femmes : un faible taux d’emploi à Bruxelles pour les femmes monoparentales d’origine étrangère

08 mars 2022 à 11:33Temps de lecture2 min
Par Belga

Le taux d’emploi des femmes bruxelloises monoparentales d’origine belge montre qu’il est difficile de combiner famille et travail. Pour les femmes d’origine étrangère, la situation sur le marché du travail est toutefois encore plus précaire, ressort-il mardi des statistiques d’Actiris, l’office régional bruxellois de l’emploi, communiquées à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme.

La monoparentalité est un phénomène très prononcé dans la capitale, y concernant une famille sur trois, contre une sur quatre pour l’ensemble du pays. Dans 80% des cas, c’est la mère qui a la charge des enfants. Une situation qui peut s’avérer difficile à concilier avec une recherche d’emploi et une vie professionnelle.

Cela s’observe en effet au niveau du taux d’emploi des femmes bruxelloises monoparentales d’origine belge, qui s’élève à 71%, contre 83% pour celles en couple (mariée ou non) avec enfant(s). Cette réalité vaut également pour les hommes : 78% pour les hommes monoparentaux d’origine belge contre 88% pour ceux avec partenaire et enfant(s), détaille Actiris.

Etre titulaire d’un diplôme ne protège pas les femmes d’origine étrangère de la précarité

Les choses se compliquent cependant encore lorsque ces femmes monoparentales avec enfant(s) sont d’origine étrangère : le taux d’emploi est alors de seulement 38% pour celles d’origine étrangère (hors Union Européenne) et de 49% pour celles issues de l’UE.

Etre titulaire d’un diplôme ne protège en outre pas les femmes d’origine étrangère de la précarité. D’après les chiffres de la Fondation Roi Baudouin, 31% des femmes actives et hautement qualifiées originaires d’un pays non-UE travaillent dans des conditions peu favorables et pour un salaire faible, appuie l’office régional de l’emploi.

Il y a aussi des nouvelles positives : en 2018, 72,3% des femmes de moins de 30 ans titulaires d’un diplôme d’une haute école ou universitaire ont trouvé un emploi après s’être inscrites chez Actiris. C’est plus que leurs homologues masculins (67,6%). Le nombre de femmes qui s’inscrivent comme indépendantes a augmenté de 34,9% au cours des 10 dernières années. Toutefois, les hommes sont encore 2,5 fois plus nombreux à exercer une activité indépendante à titre principal.

Sur le même sujet

Viril, féminine, quels sont les codes ?

Tendances Première

Articles recommandés pour vous