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Journées du patrimoine : les archéologues wallons expriment leur malaise

Il n’y aurait pas assez de personnel au sein de l’AWAP pour assurer correctement toutes les missions.

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09 sept. 2022 à 08:21Temps de lecture1 min
Par BELGA

Les agents de l’Agence wallonne du Patrimoine (AWAP) dénoncent depuis trois ans un manque de cohérence structurelle, des problèmes de financement mais surtout un déficit de personnel. Ils ne veulent pas perturber les journées du Patrimoine mais s’exprimeront vendredi lors de la soirée d’ouverture sur le site du Grand Hornu.

Les organisations syndicales, en front commun, ont exposé jeudi après-midi l’ensemble des problèmes auxquels sont confrontés les agents de l’Agence wallonne du Patrimoine (AWAP) depuis trois ans. Ils dénoncent un criant déficit de personnel depuis la fusion entre l’Institut wallon du Patrimoine (IPW) et le département du Patrimoine du Service public de Wallonie. "Il y avait à ce moment-là 360 statutaires et 40 personnes en CDD, mais nous devons depuis lors composer avec 345 postes, dont 13 sont inoccupés", a expliqué Laetitia Marbais, déléguée permanente CGSP-SPW. "Conséquence, certains chantiers sont suspendus par manque d’architectes, d’historiens de l’art et d’opérateurs de fouilles. Le plan de personnel fonctionne avec une enveloppe fermée et les départs ne sont pas compensés poste pour poste. La Cour des comptes a déjà pointé le problème du doigt", a-t-elle ajouté.

 

"Le personnel ne se sent pas respecté"

Les syndicats pointent également les conséquences financières de ce manque de personnel. L’AWAP dispose d’une dotation de 57 millions d’euros qui ne devrait pas être revue à la baisse mais qui peine à être consommée et pourrait être remise en question. "Par manque de personnel, nous ne pouvons pas traiter tous les dossiers", a précisé Laetitia Marbais. "Il y a aussi un manque de cohésion et de transversalités entre toutes les directions de la structure".

Sous l’impulsion des organisations syndicales, les agents se feront entendre vendredi dès 19h00 lors de la soirée d’ouverture des journées du Patrimoine sur le site du Grand Hornu, sans pour autant en perturber son déroulement. "Le personnel ne sent pas respecté par la ministre Valérie De Bue, en charge du Patrimoine et de la Fonction Publique", a ajouté Stéphane Jaumonet, secrétaire fédéral CGSP. " Si elle ne propose pas de solutions lors de la première quinzaine d’octobre, nous entamerons des actions de grève", a-t-il conclu.
 

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