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Julia Jacklin revient avec PRE PLEASURE, un album qui sent bon l'introspection

© Nick Mckk

02 sept. 2022 à 17:48Temps de lecture2 min
Par Diane Theunissen

Parfois, il suffit d’une suite d’accords réjouissante, d’une harmonie bien placée ou d’une punchline qui fait mouche pour qu’un disque vous transporte ailleurs, le temps d’une journée ou même de quelques minutes. C’est ce que j’ai ressenti en écoutant le tout nouvel album de Julia Jacklin, un projet de 10 titres où se mêlent guitares fiévreuses, claviers célestes, mélodies délicieusement pop et paroles limpides et honnêtes, comme on les aime. PRE PLEASURE, une pépite pop-rock à découvrir de toute urgence. 

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2016, Sydney. La chanteuse et musicienne australienne Julia Jacklin débarque, guitare sous le bras, sur la scène indie locale : dotée d’une plume de poète et d’une voix d’or à la Adrianne Lenker (Big Thief), elle sort son tout premier disque, Don’t Let the Kids Win. Un album intime et organique qui, truffé de paroles personnelles mais toutefois pertinentes, donne le ton de l’univers singulier de cette fameuse musicienne et chanteuse. Sa musique est douce mais percutante, et la propulse au top de la liste des artistes à suivre. En 2018 et une flambée de singles au compteur, elle revient sur le devant de la scène avec Crushing, un deuxième projet plus riche en arrangements et sonorités, qui confirme son talent et lui ouvre la porte vers l’Europe, le Canada et les États-Unis. La machine est lancée ! Pendant plusieurs années, l’artiste originaire des Montagnes Bleues sillonne le monde et donne des concerts dans les plus belles salles en compagnie d’Andy Shauf, First Aid Kid, Calexico ou encore Mitski.

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Trois ans plus tard et forte de plusieurs années de tournées, de rencontres et d’expériences en tout genre, la voilà qui revient en force avec PRE PLEASURE, un troisième album très attendu. Composé pendant le confinement, le disque propose des morceaux à la croisée entre le rêve et le réel, et suggère une introspection sans filtre ni barrière : tandis que dans le titre “I Was Neon”, l’artiste se demande si une version d’elle-même n’a pas disparu avec le temps (“I quite like the person that I am/Am I gonna lose myself again?”), la ballade “Ignore Tenderness” la replonge dans des réflexions passées, diluées (I've been thinking back/To when things went off track/You know that's not what I wanted/Is that why I feel haunted?). 

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Musicalement parlant, le disque navigue aisément entre indie rock, folk, pop et trip-hop, tout en offrant des arrangements simples et incisifs, qui laissent une place bien précise à chaque instrument. Cette dynamique est particulièrement mise en avant sur le morceau d’ouverture “Lydia Wears A Cross”, où la batterie prend de plus en plus d’ampleur au fil des mesures, et permet une envolée presque divine en fin de chanson. Cela dit, si la section rythmique tient une place particulière dans le projet de Julia Jacklin, il n’en est pas moins des mélodies douces-amères jouées tantôt au piano, tantôt à la guitare. Sur “Love, Try Not To Let Go”, la combinaison du piano strident et de la voix mi-angélique mi-cassée de l’artiste permet une évolution grandiose, et laisse transparaître une empathie des plus subtiles. 

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Julia Jacklin présentera son nouvel album PRE PLEASURE au Trix à Anvers le 14 novembre prochain, et croyez-moi, vous n’avez pas envie de manquer ça ! 

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