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Julian Hills, le photographe qui rend les gens ordinaires extraordinaires

Julian est un photographe social et caritatif. Schaerbeekois d’origine anglaise, cet ancien musicien rock-funk a toujours aimé la photo. Mais, c’est sur le tard, il y a une quinzaine d’années, qu’il la découvre réellement. Aujourd’hui, il en a fait son métier, sa passion.

"La photo me plaisait finalement plus que la musique," nous confie Julian. "Je m’exprime et me réalise mieux à travers elle. Ce que je n’arrivais pas à faire en tant que batteur. Je m’ennuie en général très vite et j’ai besoin de me lancer de nouveaux défis en permanence. La photo me permet de changer inlassablement d’environnement, et j’aime ça !"

Julian Hills @hools

Ordinary People

Pour Julian, la rencontre avec l’humain est au cœur de l’image. "Mon truc c’est de photographier les gens avant tout," explique-t-il. "Je suis quelqu’un d’assez réservé, d’assez timide… Mais dès que j’ai un appareil photo en main, je n’ai plus peur d’aller vers les gens".

D’après lui, il n’approche pas ses sujets comme un voleur d’âmes, mais comme un alter ego. Parce que, pour Julian, les gens sont identiques, peu importe leurs origines. "Qu’ils soient privilégiés ou défavorisés, ils sont tous les mêmes. On est tous sur le même pied… On est tous des gens ordinaires."

Et, il en a vu des gens ! Des quidams qui ont notamment inspiré son livre "Ordinary people". Un ouvrage qui "donne à voir la beauté de chacun", comme le décrit si bien Claire Veys, l’auteure des textes de ce recueil photographique.

Léa (Livre : Ordinary People) @Julian Hills (alias Hools)

Photographe caritatif

Julian se dit photographe social et caritatif. "Je fais de tout, du corporate, des mariages, des portraits sur demande, mais je travaille surtout pour des associations," souligne-t-il. "A la base, je faisais beaucoup de photos de concerts. Comme je suis musicien et puis je suis passionné, donc ça me semble plus facile."

C’est comme ça qu’il a commencé à couvrir les concerts de la Fondation Make a Wish, cette asbl dont le but est d’exaucer le vœu d’enfants qui sont ou ont été gravement malades. "Ce sont là mes premiers pas dans le caritatif," explique le photographe. "J’ai accroché, les gens m’ont touché. Du coup, j’ai décidé de continuer sur cette voie." Julian a alors enchaîné avec le Relais pour la vie (série d’événements de collecte de fonds pour la recherche contre le cancer) et d’autres associations, comme Bikers for children. "J’ai fait leur calendrier pendant 5 ans. Et depuis 2 ans, je travaille pour Au-delà des nuages, cette organisation qui offre aux parents d’un enfant étoile la possibilité de faire un reportage photo de son bébé décédé."

Quand on lui demande ce que ça lui procure de travailler dans le social caritatif… "Je cherche surtout les émotions dans mon travail," nous répond-il. "Je me plais à dire que je suis payé en émotions. Il y a forcément un intérêt personnel, mais aussi beaucoup d’empathie, de tendresse, d’ouverture… et, surtout, beaucoup d’amour."

Photo de confinement @Julian Hills (alias Hools)

Photos de confinement

Julian a profité de la crise du coronavirus pour partir à la rencontre de ses voisins.

"On s’en souviendra de ce confinement ! Comme tout le monde, je m’ennuyais. C’était l’occasion de découvrir le coin et ses habitants," raconte-t-il. "J’ai monté un petit projet photo avec le comité de quartier. Et je suis parti frapper aux portes. La sauce a pris. Je me suis amusé comme un petit fou." Julian a publié une petite centaine de clichés… des gens souriants sur le pas de leur porte, malgré le confinement… des portraits qui font du bien au moral à découvrir sur sa page Facebook et son site internet.

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