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Tipik

Justine Henin, à coeur ouvert.

Roland-Garros 2003, le premier Grand Chelem de Justine Henin
05 juin 2020 à 12:152 min
Par Pierre Robert

Ce dimanche sur la Deux, à 14 H 15, Benjamin Deceuninck et  Raffaela RASCHELLA nous proposent un documentaire de nonante minutes consacré à Justine Henin, intitulé :" J'espère que t'es fière de moi, maman."

L'x-numéro Un mondiale revient sur les moments forts de sa carrière sportive, sur les épreuves qu'elles a traversées avec pudeur et sincérité. Mère de famille comblée et épouse épanouie, elle n'élude rien de cette période sous les projecteurs.

2003, Roland-Garros, le premier sacre...

En juin 2003, lorsque Justine Henin rejoint Paris pour les Internationaux de France, elle a toujours en mémoire la désillusion de la demi-finale perdue, deux ans plus tôt, face à Kim Clijsters. Cette fois, au même stade de la compétition, c'est Serena Williams qui se dresse sur la route de notre compatriote. Invaincue depuis trente-trois rencontres consécutives en Grand Chelem, l'Américaine fait figure d'épouvantail. Et pourtant, Justine va émerger au bout du suspense et rejoindre Kim Clijsters en finale. Une finale que Justine va dominer de bout en bout. En un peu plus d'une heure, elle balaie la Limbourgeoise et inscrit son nom au palmarès de Roland-Garros. Après la remise du trophée des mains du Roi Albert, Justine, les yeux tournés vers le ciel, s'adresse à sa maman, lui disant :"Je sais que tu veilles sur moi au paradis. J'espère que t'es fière de moi, maman." Le moment le plus fort de cette finale.

Le 7 juin 2003, il y a dix-sept ans, jour pour jour, Justine entrait dans l'Histoire du tennis mondial. Le premier de ses sept titres en Grand Chelem. Le lendemain, son retour triomphal à Bruxelles reste encore dans toutes les mémoires avec plus de dix mille personnes venues l'ovationner sur la Grand-Place.

Justine, Kim, Serena et les autres...

Dans cet entretien, Justine revient également sur le Top 3 des joueuses qu'elle a affrontées tout au long de sa carrière. Et sans surprise, elle pointe dans l'ordre ou le désordre, Kim Clijsters, Serena Williams et la Russe Maria Sharapova. Avec Kim, la Rochefortoise veut retenir le respect mutuel avant la rivalité. " Je ne serai jamais devenue cette joueuse-là sans elle. On a eu beaucoup de chance d'être là ensemble. Mais, il ne faut pas s'en cacher, en Belgique, il faut toujours choisir. On était soit Kim, soit Justine. Il n'y avait pas de compromis." De ses nombreuses confrontations avec la cadette des sœurs Williams, elle se souvient surtout de ce combat permanent :" Dans les vestiaires, à l'échauffement, pendant le match, Serena dégageait une force mentale incroyable. Ses attitudes, ses regards, son langage corporel, tout cela mettait une pression maximale sur son adversaire." Mais à Roland-Garros, Justine ne s'est jamais inclinée face à Serena Williams.

Justine et Carlos Rodriguez, plus qu'un duo...!

Pendant plus d'une décennie, Justine Henin et Carlos Rodriguez ont fait cause commune. La longévité d'une telle collaboration est impossible aujourd'hui. " Ca a été la chance de ma vie de rencontrer quelqu'un qui m'a fait confiance. Il m'a bousculé, il ne m'a jamais laisser dans ma zone de confort parce que sa volonté était de me faire progresser, encore et encore. Carlos, c'est une partie de ma famille." Justine ne tarit pas d'éloges son coach, lui qui était à ses côtés lorsqu'elle a connu une situation familiale "complexe".

La fin de la collaboration sportive n'a fait que renforcer encore davantage les liens,...n'est-ce pas finalement l'essentiel ?

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