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Karim Benzema, Sergio Ramos et… l'interruption : les autres clés du titre du Real Madrid

Le capitaine du Real Madrid Sergio Ramos et un des vice-capitaines, Karim Benzema : deux des hommes-clés du titre

© CRISTINA QUICLER - AFP

Le suspense a donc pris fin en Liga et le Real Madrid décroche son 34ème titre de champion d’Espagne, le premier depuis 2017. Un sacre remporté après une superbe remontada amorcée depuis la reprise et où les cadres ont pleinement pris leurs responsabilités

S’il n’y avait que très peu de suspense pour le titre en Angleterre ou en Allemagne, la situation était tout autre en Espagne. Contrairement à la Premier League ou à la Bundesliga, l’interruption liée à la crise du coronavirus aura été un tournant en Liga. Avant l’arrêt du championnat, le FC Barcelone était en tête avec deux points d’avance sur le Real. Aujourd’hui, la physionomie est tout autre : les Catalans ont reculé à la deuxième place et ont vu le rival historique les dépasser. "Les planètes se sont plutôt alignées du côté du Real Madrid" analyse notre consultant Alex Teklak.

"C’est d’autant plus paradoxal que le Real a dû jouer plusieurs rencontres avec une pléiade de blessés. C’est une équipe qui est en forme et qui s’est bien préparée pour cette reprise. Mais il faut surtout voir aussi au Barca pas mal de soucis en coulisses et sur le terrain entre autre avec Messi et Griezmann. Même s’il faut souligner la qualité des prestations des Madrilènes actuellement, s’ils se sont retrouvés dans cette situation avantageuse, c’est parce que les Blaugranas ont un petit peu fait n’importe quoi (sic)."

Benzema-Ramos, la trentaine leur va si bien

Depuis la reprise en juin, le Real a été irrésistible et intraitable. Devant, Karim Benzema a empilé les buts et distribué les passes décisives. L’attaquant français a intégré le top 5 des buteurs du club et est même devenu cette saison le meilleur passeur de l’histoire du Real devant un certain Cristiano Ronaldo. Avec trois buts et un assist, KB9 a même été élu joueur du mois de juin en Espagne. "Je ne pense pas que beaucoup de choses aient changé avec Karim, peut-être juste son âge et son expérience" avait récemment déclaré son entraîneur Zinedine Zidane en conférence de presse. "Le joueur est le même, il sait qu'il peut toujours s'améliorer, et c'est ce qu'il fait. Il a toujours de l'ambition. Il aime le football, il s'associe avec tout le monde et c'est bien. Les gens s’intéressent toujours à son nombre de buts, et s’il ne marque pas, tout va mal. Mais ce n’est pas comme ça que je vois les choses. Il nous donne tellement de choses et s’il marque des buts, tant mieux, mais un numéro neuf qui ne fait que marquer et qui ne s’intéresse pas au jeu ne m’intéresse pas. Karim fait les deux."

Si Benzema marque comme il respire, la défense a aussi assumé son statut. Grâce à un Thibaut Courtois qui a enfin retrouvé son véritable niveau mais aussi à Sergio Ramos. A 34 ans, le capitaine du Real n’a jamais paru aussi fort et retrouve une seconde jeunesse. "Je me souviens encore de lui quand il est arrivée du FC Séville" se rappelle Alex Teklak. "Il était jeune, très fougueux, parfois trop. Il a aussi pris pas mal de cartons. Mais tout cela fait qu’il est devenu une figure emblématique du Real. C’est un vrai point de repère pour le club et ses supporters auquel il est possible de s’identifier facilement. Il a toutes les qualités défensives avec lesquelles, parfois, il bluffe un peu. Mais avec l’âge, il prend encore de l’ampleur et il est arrivé à amener un peu plus de stabilité dans son jeu. Il a aussi permis aux jeunes défenseurs centraux avec lesquels il a joués de s’améliorer, à l’image d’un Varane." Excellent défenseur, Ramos est aussi adroit devant les buts, surtout sur phases arrêtées. Il est même devenu le défenseur le plus prolifique en attaque de l’histoire du championnat espagnol. Un des nombreux artisans du titre madrilène !

 

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