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Le Musée Mode et Dentelle à Bruxelles présente l’exposition Kidorama consacrée à la mode pour enfants, de 0 à 12 ans, en couvant deux siècles d’histoire, de 1820 à 2020. La mode enfantine reproduit la mode des adultes jusqu’à l’apparition de modèles exclusivement réservés aux enfants : le costume marin et la robe à smoks (tissus froncés) apparaissent au dix-neuvième siècle. A partir des années 1950, le prêt-à-porter réserve une ligne aux plus jeunes. La mode enfantine devient un secteur à part entière.

La mode enfantine, mode réduit de la mode adulte.
Jupe pour garçon

L’exposition aborde des sujets de société : d’une part, la construction du genre et le développement de la mode unisexe ; d’autre part, la défense de l’écoresponsabilité dans l’industrie de la mode.

Le genre se façonne par le vêtement. L’habit fait le moine et l’homme de robe, paradoxalement appartient au sexe masculin. Revenons à nos moutons. Le genre de l’enfant se révèle dans la garde-robe ou dans le dressing, préférons ce mot qui n’induit aucune interprétation genrée. Les parents garnissent la penderie de l’enfant avant qu’il ne soit en âge de choisir les vêtements qui dès lors avanceront la couleur et détermineront un genre assumé par le jeune enfant. Les stéréotypes pèsent sur toute recherche d’identité. L’histoire du vêtement enseigne qu’ils se sont inversés au gré des modes. Les stéréotypes comme les couleurs se discutent. Avant la seconde guerre mondiale, le petit garçon est habillé en rose, déclinaison du rouge, la couleur de la force, et la petite fille en bleu, en référence à la couleur de la Vierge Marie. La mode unisexe qui a imposé le pantalon et la coupe garçon à la petite fille est une coutume récente. Au dix-neuvième siècle, le garçon et la fille portent la robe. L’habitude se maintient jusqu’au sortir de la deuxième guerre mondiale.

L’industrie de la mode est l’une des plus polluantes. La production se poursuit en créant des vêtements qui se portent plus longtemps ou qui recyclent des matières ou des pièces déjà portées. Un vêtement à plis permet d’en modifier la taille comme un ourlet que le parent découd.

Mathilde Semal, une des commissaires de l’exposition, au micro de Pascal Goffaux.

Kidorama, la mode enfantine, au Musée Mode et Dentelle.

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