Monde Moyen-Orient

Koweït : le nouveau gouvernement après la victoire de l’opposition aux législatives devra s'emparer entre autres de la "lutte contre la corruption"

© Tous droits réservés

17 oct. 2022 à 14:10Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

Le nouveau gouvernement du Koweït, le sixième en trois ans, a prêté serment lundi, deux semaines après la victoire de l’opposition aux élections législatives dans ce riche Etat pétrolier du Golfe, englué dans une interminable crise politique entre le Parlement et l’exécutif.

Ce remaniement intervient à la demande des députés récemment élus, protestant contre la formation annoncée début octobre, car elle comprenait des ministres ayant déjà eu des fonctions gouvernementales par le passé.

Le prince héritier Mechaal al-Ahmad al-Jaber Al-Sabah "a reçu le Premier ministre et les ministres qui ont prêté serment", a annoncé l’agence de presse officielle koweïtienne Kuna.

Le gouvernement du Premier ministre Ahmad Nawaf al-Ahmad Al-Sabah devra s’emparer des "dossiers prioritaires", a déclaré le prince héritier, cité par Kuna, évoquant notamment "les projets de développement", "les investissements" et la "lutte contre la corruption", perpétuel sujet de discorde avec le Parlement.

Sur 15 ministres, deux femmes

Le gouvernement comprend 15 ministres, dont deux femmes, avec notamment de nouveaux noms aux postes clés comme Salem Al-Sabah aux Affaires étrangères, et Bader al-Mulla pour le Pétrole, le Koweït figurant parmi les principaux exportateurs de brut au monde.

Fin septembre, l’opposition qui avait boycotté les élections législatives ces dix dernières années, a remporté la majorité des sièges. La première session du nouveau Parlement doit se tenir mardi.

En dépit de sa vie politique agitée, le Koweït reste étroitement dirigé par la famille régnante des Al-Sabah, l’émir actuel, Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, âgé de 85 ans, restant en retrait au profit du prince héritier.

Les dissensions entre certains parlementaires et membres de l’exécutif ont refroidi l’appétit des investisseurs et entravé les réformes dans ce pays certes riche mais qui peine à diversifier son économie.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous