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L'Agence spatiale européenne compte demander 18 milliards d'euros aux États membres

Photo d'illustration

© ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup / Optique vido du CSG

12 sept. 2022 à 11:25Temps de lecture1 min
Par Belga édité par D. V. Ossel

L'Agence spatiale européenne (ESA) compte demander à ses 22 États membres "un peu plus de 18 milliards d'euros" pour financer ses programmes pour les trois prochaines années lors d'une conférence ministérielle fin novembre à Paris, a affirmé lundi son directeur général.

"Je comprends parfaitement que c'est beaucoup mais c'est nécessaire", a déclaré Joseph Aschbacher au premier jour de la conférence spatiale World Satellite Business Week, à Paris.

Le montant global, qui va bien au-delà du précédent budget déjà record de 14,5 milliards d'euros adopté en 2019, fait encore l'objet de négociations, a-t-il précisé.

"La situation est extrêmement difficile, ce ne sont pas de bonnes conditions pour préparer une ministérielle", selon le directeur général de l'ESA, qui a évoqué les conséquences de la guerre en Ukraine, l'inflation et la menace d'une récession économique en Europe.

Les conséquences de la guerre en Ukraine

L'invasion de l'Ukraine par la Russie a fait prendre conscience à quel point l'Europe dépendait de la Russie, y compris dans le domaine spatial, "une expérience très douloureuse" pour le patron de l'agence spatiale.

L'ESA a ainsi dû renoncer au lancement, prévu en septembre depuis Baïkonour, de la mission Exomars conçue en collaboration avec Moscou, un investissement de plus d'un milliard d'euros. L'Europe est également privée des moyens de lancer une partie de ses satellites, l'accord pour utiliser le lanceur russe Soyouz ayant été résilié.

"L'accès à l'espace est donc une priorité absolue", a-t-il affirmé, notamment en lançant "le plus rapidement possible" la fusée Ariane 6.

Le directeur général de l'ESA n'a pas cité les autres priorités du budget qu'il demandait aux États mais indiqué que "plusieurs milliards" seraient consacrés à la commercialisation des services satellitaires, qui explosent, qu'il s'agisse de communications ou de données d'observation.

Selon une source proche du dossier, les moyens dévolus à l'observation de la Terre, premier budget de l'ESA avec un peu plus de 20% du total, devraient rester en proportions similaires à ce qu'ils étaient.

 

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