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L'alliance entre Israël et des pays arabes, un message fort à l'Iran, selon Yaïr Lapid

De gauche à droite : le Ministre des Affaires étrangères du Barheïn Abdullatif bin Rashid al-Zayani, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid, le Secrétaire d'Etat américain Anton

© Belgaimage

L'alliance entre Israël et des pays arabes envoie un message fort à l'Iran, a déclaré lundi le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid à l'issue d'une rencontre inédite dans le sud israélien.

"Nous écrivons ici l'histoire, bâtissons une nouvelle architecture basée sur le progrès, la technologie, la tolérance religieuse, la sécurité et le renseignement (...) Cela intimide, dissuade nos ennemis communs, en premier lieu l'Iran", a déclaré Yaïr Lapid.

Le ministre israélien s'exprimait lors d'une conférence de presse au côté du secrétaire d'État américain Antony Blinken et de leurs homologues de pays arabes ayant normalisé leurs relations avec l'État hébreu.

L'inquiétude israëlienne

Cette rencontre inédite qui s'est déroulée dans le désert du Néguev a porté sur la paix au Moyen-Orient et le programme nucléaire iranien.

Les États-Unis et l'Iran sont dans les dernières phases de pourparlers indirects visant à relancer le pacte de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, en échange de la levée des sanctions qui asphyxient l'économie iranienne.

Mais Israël voit d'un mauvais œil un possible accord entre les grandes puissances et l'Iran, son ennemi numéro un, craignant de le voir profiter du pacte pour se doter en douce de l'arme nucléaire.

Israël partage la même inquiétude vis-à-vis des activités iraniennes dans la région que les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux monarchies du Golfe représentés aux entretiens du Néguev.

Outre ces deux pays, les ministres des Affaires étrangères du Maroc et d'Égypte ont participé à la rencontre qualifiée d"historique" par Israël.

"La normalisation avec Israël est la nouvelle normalité", a estimé dimanche à Jérusalem le secrétaire d'État américain, alors que ce processus est fustigé par les Palestiniens car il rompt avec des décennies de consensus arabe conditionnant l'établissement de relations avec Israël avec la résolution du conflit israélo-palestinien.

Les "gains" liés au processus de normalisation "ne sont pas un substitut à des progrès entre Palestiniens et Israéliens", a déclaré lundi Antony Blinken, en réaffirmant le soutien américain à la solution à deux États.

Les négociations pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien sont au point mort depuis 2014.

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