Environnement

L'arrivée de la pandémie a éclipsé l'intérêt pour la question climatique sur les réseaux sociaux

L'arrivée de la pandémie a éclipsé l'intérêt pour la question climatique sur les réseaux sociaux.
24 janv. 2022 à 13:00Temps de lecture1 min
Par RTBF avec AFP

Le printemps 2020 a été synonyme de confinement dans de nombreuses villes, ce qui a boosté les échanges sur le web. Mais les contenus relatifs à la crise climatique se sont faits plus rares à cette période, du moins aux États-Unis, pointe une étude.

L'urgence climatique supplantée par l'urgence sanitaire

D'un point de vue environnemental, cette mise sur pause du monde a été bénéfique. Les émissions de gaz à effet de serre ont chuté drastiquement (notamment celles liées aux transports) et les gens se sont découvert une passion pour le fait maison et le consommer local. 

Pourtant, cet éveil écologique s'est toutefois moins fait ressentir sur les réseaux sociaux, estime une étude publiée dans la revue Plos One. La recherche a analysé les posts Facebook (uniquement aux États-Unis) contenant les termes "changement climatique" ou "réchauffement climatique" entre août 2019 et décembre 2020. Le but était d'établir un "Climate Social Media Salience Index" (SMSI), un indice mesurant le taux de publications et de partages sur ce réseau social. 

Les chercheurs ont constaté une diminution de 80% des partages et republications de contenus relatifs au climat à partir du printemps 2020.

Cette réduction semble s'être accrue au fur et à mesure que le Covid-19 s'est propagé. L'intérêt pour ces sujets a connu un regain au moment des feux de forêt et de sécheresses aux États-Unis pour finalement retomber à de faibles niveaux de partage quelques semaines plus tard.

Des stratégies de communication plus flexibles

"Ce schéma fluctuant suggère que de nouvelles stratégies de communication sur le climat - axées autour de la durabilité systémique - sont nécessaires à une époque de crises mondiales concurrentes. La société doit comprendre comment divers problèmes tels que la perte de biodiversité, les pandémies, l'hyper-urbanisation et les concentrations extrêmes de richesse sont liés. Il en résultera un intérêt constant à grande échelle pour le changement climatique", concluent les auteurs de l'étude.

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