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L'économie bruxelloise est plus exposée à la hausse du prix de l'électricité que le reste du pays selon l'IBSA

L'économie bruxelloise est plus exposée à la hausse de l'électricité que les autres régions

Depuis un an, les prix de l'énergie ont fortement augmenté en Europe, relève l'IBSA, l'Institut bruxellois de Statistiques et d'Analyses. La dépendance quasi-totale de la Belgique aux importations de produits énergétiques et les spécificités de notre système de tarification exposent notre pays à la flambée des prix de l'énergie bien plus que la plupart des pays de l'Union européenne. Entre la fin d'année 2020 et la fin 2021, les prix belges des produits pétroliers, de l'électricité et du gaz ont respectivement augmenté de 47%, 66% et 196%. 

Des activités économiques moins énergivores mais plus dépendantes de l'électricité

La Région de Bruxelles-Capitale a perdu la plupart de ses industries, ce qui la rend moins consommatrice d'énergie que les autres régions, note l'IBSA. En 2019, l'électricité représentait le premier poste des dépenses énergétiques (49%), devant le pétrole (36%), le gaz ne pesant que pour 12% des dépenses. Dans le reste du pays, la part du gaz reste identique tandis que le pétrole est la première ressource utilisée devant l'électricité avec respectivement 51 et 41%. 

"La Région bruxelloise dépend donc davantage de l'électricité et, par conséquent, sa facture énergétique a augmenté plus rapidement", explique l'IBSA. 

Les secteurs les plus vulnérables face au coût de l'énergie avaient déjà souffert de la crise du Covid-19

Le premier secteur d'activité bruxellois affecté par la crise énergétique est celui du transport. En particulier, le transport ferroviaire de marchandises et les transports publics de voyageurs pourraient particulièrement souffrir de la hausse des prix de l'énergie. En seconde ligne, poursuit l'IBSA, la crise énergétique pourrait impacter certaines activités de services aux personnes et certaines activités de l'industrie manufacturière (industrie alimentaire, imprimerie). 

Au chapitre des solutions, l'IBSA ne se montre guère optimiste. Concernant les entreprises, rogner sur la marge ou augmenter les prix ne sont pas des solutions durables. S'il est évidemment important pour elles de maîtriser leurs coûts énergétiques, cela passe par des investissements alors que leurs capacités d'emprunt sont au plus bas. Bref, l'horizon paraît bien sombre. 

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