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L'Europe prolonge d'un an les sanctions liées au coup d'État en Birmanie

L'Europe prolonge d'un an les sanctions liées au coup d'état en Birmanie
29 avr. 2021 à 13:29 - mise à jour 29 avr. 2021 à 13:29Temps de lecture2 min
Par Belga

Les États membres de l’UE ont décidé jeudi de prolonger d’un an, jusqu’à fin avril 2022, le régime de mesures restrictives (sanctions) ciblées visant des responsables présumés du coup d’État militaire de février dernier au Myanmar ou des violences envers la minorité Rohingya et d’autres minorités ethniques qui y vivent.

La liste des personnes et entités sanctionnées avait récemment été élargie, pour y inclure entre autres la Myanmar Economic Holdings Ltd (MEHL) et la Myanmar Economic Corporation (MEC), considérées comme des sources de financement pour la junte qui a pris le pouvoir par un coup d’État le 1er février.


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Les mesures ciblées visant des responsables de violations sérieuses des droits de l’homme envers la minorité Rohingya, ou l’obstruction d’enquêtes indépendantes sur de telles violations, ont été instaurées en 2018. Il existait déjà un embargo européen sur la vente d’armes aux Birmans, et de matériel pouvant être utilisé à des fins de répression interne.

Récemment, les sanctions ciblées ont été élargies aux responsables du coup d’État militaire et de la répression des opposants à cette prise de pouvoir. Des membres haut placés des forces armées birmanes sont visés, dont le chef de la junte militaire Min Aung Hlaing, ainsi que le président de la commission électorale pour son rôle dans l’annulation des résultats des élections de 2020. 25 personnes en tout se trouvent sur la liste des "sanctionnés".


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Les mesures restrictives sont une interdiction d’entrer dans l’UE et un gel des avoirs européens des personnes et entités concernées. Il est interdit aussi aux Européens de financer d’une manière ou d’une autre les sanctionnés.

L’embargo sur les armes et les équipements pouvant être utilisés à des fins de répression interne reste en vigueur, ainsi qu’une interdiction d’exportation de biens à double usage en vue d’un usage militaire ou par la police des frontières, des restrictions à l’exportation d’équipements de surveillance des communications et l’interdiction de participer à des formations militaires des forces armées birmanes ou de coopérer avec celles-ci.

 

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