Coronavirus

L'événement liégeois "Dance or die" n'aura pas lieu : "Nous avons été abandonnés par la classe politique"

L'événement ne sera finalement pas organisé.

© RTBF

28 avr. 2021 à 23:54 - mise à jour 28 avr. 2021 à 23:54Temps de lecture2 min
Par Maud Wilquin

Frédéric Mielot, l’un des organisateurs de l’événement liégeois "Dance or die", a annoncé ce mercredi sur le plateau de QR le débat l’annulation du rassemblement, malgré les dispositions prises en amont. "La Boum 2 a sa vision des choses", a-t-il affirmé. "Nous, nous partions du principe que nous voulions faire les choses en bonne et due forme. C’est-à-dire qu’avant même de déclarer cette manifestation, j’ai envoyé plusieurs mails au mois de mars à M. Demeyer, bourgmestre de Liège, et également à l’échevin de la Culture. N’ayant pas eu de nouvelles, je les ai relancés trois semaines plus tard." 3000 masques et 100 litres de gel hydroalcoolique avaient été commandés pour l’occasion. "À la date d’aujourd’hui, nous n’avons toujours aucun retour de la commune."


►►► A lire aussi: La Boum 2 : le responsable du site "L'abîme" raconte sa folle journée à la police et s'exprime sur ses intentions


Des contacts avaient également été pris avec la Croix Rouge et les forces de l’ordre : "Les échanges ont été cordiaux pendant plusieurs semaines. Mais plus les jours passaient, plus on nous faisait comprendre qu’il ne fallait surtout rien organiser. Que nous risquions des sanctions relativement importantes, de la saisie de matériel. Nous décidons donc d’annuler cet événement plutôt que de risquer de très lourdes sanctions par la suite."

Mais à l’heure d’écrire ces lignes, la Boum 2, elle, est toujours bien maintenue. Sur le plateau, deux adolescents indiquaient leur intention d’y participer.

"Je comprends que tout le monde en ait marre", réagit le ministre des Indépendants et PME, David Clarinval. "J’en ai marre aussi. Mais il faut aussi être raisonnable et se rendre compte que nous ne sommes qu’à quelques encâblures de la fin de cette épidémie. Et ce serait quand même malheureux qu’à cause du comportement de certains, on pénalise tous les autres secteurs qui ont été terriblement impactés. (…) Il vaudrait mieux attendre un peu que tout le monde soit vacciné pour avoir la possibilité de se réjouir tous ensemble de la fin de cette épidémie."

Je comprends la colère des secteurs

 Des propos que partagent également la ministre de l’Action sociale, Karine Lalieux, qui précise que tous les jeunes ne sont pas à mettre dans le même panier.

Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des services sociaux et experte du Gems, indique pour sa part comprendre la colère des différents secteurs tout en mettant l’accent sur la pauvreté grandissante de certains citoyens : "Si j’avais dû supporter individuellement les conséquences de la crise, que ça avait impacté ma famille, mon portefeuille… Je serais en colère. Une minorité de la population a pris individuellement sur son portefeuille et sur son niveau de vie le poids de cette crise. Et malgré tous les mécanismes que nous avons mis en place, nous n’avons pas réussi à combler cette fracture. Je comprends la colère des secteurs. Ils veulent rouvrir parce qu’ils sont dans la précarité. […] Ente les libertés et les inégalités, les inégalités me révoltent plus."

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous