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L'Horeca belge frappé de plein fouet par le coronavirus

Coronavirus : quel impact sur l'horeca ?

On n'est pas des pigeons

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07 mars 2020 à 23:00 - mise à jour 07 mars 2020 à 23:50Temps de lecture1 min
Par Tangui Horel

Après le tourisme et l’aviation, c’est le secteur de l’Horeca qui connaît un début de crise. L’affluence n’étant pas à son beau fixe dans les régions touristiques de Belgique.

Bruxelles, Bruges et Anvers sont les trois villes les plus impactées du plat pays. Ce sont celles qui attirent chaque année le plus de touristes étrangers.

Si la saison des city trips n’a pas encore tout à fait commencé, la clientèle business, qui arpente habituellement les rues de la capitale, se fait quant à elle plus rare.

D’après Marc Van Muylders, vice-président de la Fédération Horeca Bruxelles, les entreprises auraient pris des mesures pour se protéger du coronavirus. Chez nous, ça se traduit par un vent d’annulations en série : banquets, réservations d’hôtels et de restaurants.

Samedi dernier, on pouvait déjà estimer les pertes à près de 10 millions d’euros, un chiffre qui ne fait que grimper.

Des emplois menacés ?

Aujourd’hui, si on parle bien de début de crise, Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de la Brussels Hotels Association, se veut plus alarmant encore et fait appel au politique. En effet, les hôtels sont les principaux impactés par cette baisse de fréquentation. Il appelle à des mesures d’urgence comme placer en chômage technique des ouvriers et employés du secteur, 30.000 personnes au bas mot. Une mesure d’urgence qui pourrait, à terme sauvegarder des emplois.

Néanmoins, les interlocuteurs se font rares. Accor Hôtels, l’un des géants du secteur, refuse de nous parler et nous ferme les portes de ses établissements.

Bruxelles : ville fantôme ?

Bruxelles, ville fantôme ?
Bruxelles, ville fantôme ? anyaberkut - Getty Images/iStockphoto

En arpentant les rues de Bruxelles, on ne peut pas dire qu’il n’y a personne non plus. Des touristes sont bien présents et sur la Grand-Place les restaurateurs se veulent plus rassurants.

Le responsable du bar de "La Brouette" voit bien les effets du coronavirus (il a même installé un distributeur de gel désinfectant à l’entrée de son établissement) mais affirme que c’est finalement plus le mauvais temps qui joue sur son business qu’autre chose.

Il ne faudrait cependant pas que la situation s’installe car sur l’un des endroits les plus touristique de Belgique, le tourisme est indispensable et la saison des city trips ne va pas tarder à démarrer…

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