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L'informatique médicale, un cursus universitaire prometteur en cas d'échec à l'examen d'entrée en médecine

De nombreux étudiants qui apprécient les sciences ont le bon profil pour le cursus en informatique médicale.

Sciences biomédicales, kinésithérapie, pharmacie, voilà quelques-unes des filières qu’empruntent de nombreux étudiants après avoir échoué à l’examen d’entrée en médecine et dentisterie. On connaît moins l’informatique médicale qui est pourtant promise à un grand avenir.

La cyberattaque qui a paralysé le réseau luxembourgeois Vivalia il y a quelques semaines a démontré à quel point l’informatique est présente partout à l’hôpital. Les informaticiens sont donc courtisés par le secteur des soins de santé, surtout lorsqu'ils parlent le même langage que les médecins, les infirmiers et les kinés. Mais ces profils sont rares, d’où l’intérêt de la formation lancée à Charleroi il y a deux ans par l’UCLouvain, en collaboration avec l’UNamur et la Haute Ecole Louvain en Hainaut (HELHa).

"Si un informaticien doit développer des techniques pour aider au diagnostic, c’est important qu’il comprenne les différentes classes de maladies, explique Olivier Bonaventure, professeur à l’Ecole polytechnique de l’UCLouvain et coordinateur du programme. Il faut qu’il sache comment les médecins identifient les maladies et comment ils vont traiter les maladies, pour qu’il ne fasse pas l’erreur de confondre un virus avec un cancer par exemple. Et donc, il faut que l’informaticien ait une formation de base pour comprendre le domaine dans lequel les médecins travaillent."

Un programme mixte

Les étudiants inscrits dans cette filière suivent avant tout une formation en informatique, mais un quart de leur programme est composé de cours de sciences similaires à ceux qu’on peut trouver en médecine par exemple. C’est ce qui a séduit Benita qui fut l’une des premières à s’engager dans ce cursus, après deux années en médecine.

"J’ai fait ce choix parce que je trouvais qu’il y avait une continuité avec la médecine, même si c’est complètement différent. Vu que je sortais de médecine, j’ai eu droit à certaines dispenses pour des cours qui étaient en commun. Et au-delà de ça, j’ai toujours été intéressée par les ordinateurs, par l’informatique, ce qui se passe derrière, comment ça fonctionne. Mais pour être honnête, je n’osais pas trop. Je me disais que c’était un milieu de garçons. On a le cliché de l’informaticien derrière son ordinateur et ce n’est pas forcément ce que j’avais envie d’être. Mais quand j’ai lu le programme et les cours proposés, je me suis rendu compte que ça avait l’air hyper-intéressant et c’est ce qui m’a poussé à me lancer."

Un emploi garanti?

Comme Benita, beaucoup de jeunes intéressés par les sciences ont le bon profil pour ces études méconnues. Bien sûr, il ne faut pas avoir peur des mathématiques, mais il ne faut pas non plus être expert en informatique pour se lancer. Voilà peut-être une piste à explorer, notamment pour ceux qui hésitent à faire la médecine ou qui ont raté l’examen d’entrée.

"Par exemple, quand vous rentrez dans des domaines cliniques comme la radiothérapie, la médecine nucléaire ou la radiologie, ce sont des choses extrêmement technologiques dans lesquelles on va retrouver des geeks, explique Sébastien Jodogne, chargé de cours à l’UCLouvain. Les médecins geeks existent en secteur hospitalier. Et donc, ces personnes-là pourraient très bien faire le cursus d’informatique en sciences médicales."

Seuls une dizaine d’étudiants suivent le cursus pour l’instant, ce qui leur offre un encadrement quasi-personnalisé. Et vu la pénurie d’informaticiens, les futurs diplômés sont assurés de trouver un emploi sans difficulté.

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