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L'Iran a exécuté un "prisonnier politique", selon des ONG

L'Iran a exécuté un "prisonnier politique", selon des ONG

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Par Belga, édité par Marine Lambrecht

L'Iran a annoncé mercredi l'exécution d'un militant kurde accusé du meurtre d'un policier, dénoncée par des défenseurs des droits humains qui ont qualifié le condamné de "prisonnier politique".

"Arash Ahmadi, aussi connu sous le nom de Sarkot, membre du groupe terroriste Komala, a été exécuté ce matin", a indiqué la télévision nationale. Cet homme de 29 ans était accusé d'avoir assassiné un officier de police, Hassan Maleki, en août 2018 à Ravansar, une ville de la province de Kermanshah (ouest).

La télévision a diffusé des images présentées comme montrant des aveux de l'accusé. De telles vidéos sont fréquemment dénoncées par les groupes de défense des droits humains, selon lesquels ces aveux sont souvent forcés et obtenus sous la torture. Des groupes de défense des droits humains basés à l'étranger ont affirmé que le condamné avait été arrêté début 2021 en tentant de fuir vers l'Europe, après avoir été reconnu coupable du meurtre. Il a toujours nié ces accusations.

Arash Ahmadi a été pendu mercredi matin dans la prison de Kermanshah, selon des communiqués distincts du groupe Iran Human Rights (IHR), basé en Norvège, de Hengaw, qui milite pour la défense des droits des Kurdes d'Iran, et du Kurdistan Human Rights Network, basé en France. L'exécution a eu lieu en secret, selon ces groupes.

Sur la même thématique : interview radio du 14/02/2023 (par G. Kounda)

Olivier Vandecasteele détenu en Iran : interview de Bernard Hourcade

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