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L'Iran rappelle son ambassadeur en Suède après la condamnation d'un Iranien

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20 juil. 2022 à 20:41Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Maud Wilquin

Téhéran a rappelé mercredi son ambassadeur en Suède "pour consultations", un signe de protestation après que la justice suédoise a condamné à perpétuité un ancien responsable d'une prison iranienne pour son rôle dans des exécutions de masse des opposants en 1988.

"La République islamique d'Iran, en protestation au communiqué et verdict illégal prononcé en Suède à l'encontre de Mr. Hamid Noury, (...) a décidé de rappeler son ambassadeur en Suède pour consultations", indique un communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani.

La sentence "n'est basée sur aucun fondement, est biaisée et utilise de fausses accusations", ajoute le communiqué.

Agé de 61 ans, Hamid Noury a été reconnu le 14 juillet coupable de "crimes aggravés contre le droit international" et de "meurtres", selon le tribunal de Stockholm. 

Hamid Noury occupait à l'époque des fonctions d'assistant du procureur dans une prison près de Téhéran.

Entamé en août 2021, le procès a tendu les relations entre la Suède et l'Iran et suscite l'inquiétude de représailles visant les prisonniers occidentaux détenus par Téhéran, notamment l'universitaire irano-suédois Ahmedreza Djalali, condamné à mort en 2017.   

La diplomatie iranienne, a dès le jour du jugement dénoncé un verdict "politique" et demandé la libération d'Hamid Noury.

Même si l'accusé occupait un rôle subalterne, c'est la première fois qu'un responsable iranien est jugé et condamné pour cette purge sanglante visant principalement des membres des Moudjahidine du Peuple (MEK), mouvement armé d'opposition en exil honni par Téhéran.

Les juges ont suivi les réquisitions du parquet pour la perpétuité, qui en Suède correspond généralement à une peine d'une quinzaine d'années effectives.

Selon un avocat du condamné, il va faire appel du jugement.

L'arrestation d'Hamid Noury fin 2019 à l'aéroport de Stockholm, à l'occasion d'une visite en Suède, faisait suite à des plaintes déposées par des opposants iraniens auprès de la justice suédoise, dotée d'une compétence universelle pour les crimes contre l'humanité.

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