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L'université de Namur ouvre un guichet pour recueillir les plaintes pour harcèlement sexuel

Un guichet harcèlement pour rompre la loi du silence est ouvert à l'UNamur
03 mai 2021 à 10:43 - mise à jour 03 mai 2021 à 10:43Temps de lecture1 min
Par François Louis

"Beaucoup de victimes de harcèlement ne portent pas plainte, constate Coline Leclercq (UNamur). La justice est parfois très lente à réagir. Et dans une grande institution comme l'université, un certain nombre d'auteurs ont parfois l'impression de pouvoir agir en toute impunité. Nous ne voulons pas nous substituer à la police ou aux tribunaux, mais offrir une première réponse rapide et concrète à ce type d'agressions."

Le projet poursuit trois objectifs : inciter les victimes à sortir du silence, sensibiliser les témoins à l'importance de leur intervention et dissuader les auteurs et autrices.

Le guichet ne se limite pas à des faits de harcèlements à caractère sexuel. "Il peut aussi s'agit de violence, d'agression ou même de viol", précise Coline Leclercq. Ce projet fait partie d'un plus vaste programme de lutte contre le harcèlement physique, moral ou sexuel à l'UNamur.

Ce programme contient plusieurs volets : formation, sensibilisation et remédiation. Dans les cas les plus graves, l'université peut ouvrir un dossier disciplinaire à l'encontre de l'auteur(trice) présumé des faits et infliger une sanction qui peut aller jusqu'à l'exclusion de l'institution.

L'université compte communiquer sur ce nouveau service dans les semaines qui viennent ou au plus tard à la rentrée de septembre. "Mais les premières plaintes ont déjà été enregistrées", confie Coline Leclercq.

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