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La balade de Carine : découvrez l’Avesnois au nord de la France à travers le fromage de Maroilles

06 févr. 2022 à 05:50Temps de lecture3 min
Par Carine Bresse

C’est sans doute l’un des fromages les plus emblématiques du nord des Hauts de France. Aussi puissant au nez qu’au goût, le Maroilles nous conte l’histoire et les traditions de la région qui le fait naître. Grâce au film " Bienvenue chez les Ch’tis ", sa notoriété ne cesse de croître.

 

Au cœur du pays éponyme dans le triangle formé par les communes de Bavay, Le Quesnoy et Maroilles, le fromage se façonne et se révèle. Certains le dégustent au petit-déjeuner sur une tartine trempée dans du café à la chicorée, d’autres le préfèrent en tarte ou le préfèrent avec un morceau de pain pour sublimer un repas. Quelle que soit sa place, le Maroilles dévoile son caractère à l’image de celles et ceux qui l’ont forgé il y a quelques siècles.

 

Le fromage au lait de vache, naît au 8ème siècle à l’abbaye de Maroilles fondée quelques décennies plus tôt. C’est à la vache maroillaise, aujourd’hui décimée depuis l’entre-deux-guerres, que l’on doit sa force, son onctuosité et son fondant. Depuis, les vaches normandes et les bleues du Nord, elles aussi adaptées aux paysages herbagers, ont pris le relais et leur meilleur d’elles-mêmes pour produire le fromage.

Peut-on en conclure pour autant que le fromage d’hier était quelque peu différent de celui d’aujourd’hui ? Peu sont capables de le certifier. Quoi qu’il en soit, le fromage n’a rien perdu de sa superbe et de son panache et ravit toujours autant les amateurs.

Son goût varie en fonction des saisons. Produit avec du lait de vache ayant brouté l’herbe à la belle saison, c’est entre juillet et mars que le fromage à pâte molle est le plus pétillant. Il faut entre six et huit semaines pour affiner un Maroilles.

Le secret de fabrication se transmet de génération en génération. Seul un producteur œuvre encore à Maroilles. Les sept autres sont installés dans la région proche.

 

Maroilles

Son nom fleure bon son fromage éponyme qui contribue largement à sa réputation dans la région et bien au-delà.

Au fil des ans, le petit village de la Thiérache du Nord s’est façonné autour de son abbaye fondée en 652 par saint Humbert. Pillée et détruite à la Révolution française en 1789, seule son moulin persiste, attraction phare et symbole de l’Avesnois.

Maroilles compte environ 1500 habitants. Entrecoupé de ruelles bordées de haies, le petit village possède un patrimoine remarquable fait de jolies maisons, 18 chapelles, des oratoires, des niches de briques ou de pierre, un kiosque à musique, … Son église est classée aux monuments historiques depuis 1969.

 

Aussi étrange que cela puisse paraître, le bourg a son Arc de Triomphe élevé en 1807 à la gloire de Napoléon.

Son charme est indéniable ; on aime y flâner et regarder la Sambre et l’Helpe mineure couler paisiblement en traversant le village. Ajoutons un panaché multicolore harmonieux fait de gris des pierres, de rouge des briques et de bleu des ardoises des maisons à étages.

De par la réputation de son fromage, Maroilles est l’un des villages les plus connus des Hauts de France. Il est aussi une étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Depuis 1997, il est classé site remarquable du goût.

L’Avesnois

Le parc régional qui jouxte le Hainaut belge regroupe près de 150 communes du Valenciennois aux portes des Ardennes.

Parsemée de cascades et de moulins, la région affiche un charme attirant pour les touristes et curieux en quête de découvertes. Beaucoup ont été détruites pendant la guerre. Certaines ont été reconstruites après les combats afin d’actionner les moulins à eau du coin. Les bocages et 27 309 ha de forêt font aussi partie des paysages. Les prairies et pelouses calcicoles contribuent également à la biodiversité de la région, riche de plus de 90 espèces végétales menacées ou protégées.

Avec ses 9163 ha, la forêt de Mormal, proche de Maroilles, est le seul massif forestier du nord abritant une population de cerfs. Parce que la forêt a enduré les affres de deux guerres mondiales, les arbres y sont relativement jeunes. Certains chênes peuvent atteindre les 80 voire 90 ans.

Pour plus de balades en Belgique et ailleurs, rendez-vous dans Viva Week-end les samedis et dimanches de 6h à 9h sur VivaCité.

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