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Régions Brabant wallon

La biomasse comme alternative énergétique pour les écoles et les communes

A Ceroux, plusieurs bâtiments dont l'école communale sont raccordés à une chaudière biomasse qui est alimentée par des déchets de bois.

Malgré les dernières mesures prises par le fédéral, la facture énergétique reste difficile à payer pour de nombreux particuliers mais aussi pour des acteurs publics comme les communes ou les écoles. Certains s’en sortent mieux en optant par exemple pour un chauffage biomasse. C’est le cas à Céroux-Mousty. La petite école communale, une salle de fêtes, un restaurant installé dans l’ancienne maison communale et même la cure sont chauffés avec des déchets de bois provenant de l’entretien des espaces verts. Il s’agit d’un investissement lourd mais qui est de plus en plus rentable. Abdel Ben El Mostapha, l’échevin ottintois de l’énergie est plutôt ravi dans le contexte actuel d’avoir misé sur cette technologie : " C’est clairement un bon plan. Le prix du bois reste stable. Bien sûr, il peut augmenter mais il n’explose pas comme le mazout ou le gaz ! Nous allons d’ailleurs aussi l’utiliser pour chauffer le centre culturel, l’hôtel de ville, d’autres bâtiments communaux et l’école du Centre."

La région wallonne subsidie ce type d’installation qui devient surtout intéressante quand elle remplace un chauffage consommant au minimum 7000 litres de mazout par an ou l’équivalent en gaz.

Une trentaine de projets en Brabant wallon et à Bruxelles

A Céroux, la chaufferie biomasse a été placée par la coopérative Coopeos. Caroline Lambin en est la cofondatrice : " Nous avons déjà réalisé une trentaine de projets de ce type en Brabant wallon et à Bruxelles. Avec le prix du gaz de l’énergie, nous avons de plus en plus de demandes et notamment des écoles. Certaines nous ont confié que leur facture pour chauffer les bâtiments atteignait 30% de leur budget global avant la flambée des prix! Vous imaginez ce que ça peut représenter aujourd’hui ! L’avantage c’est qu’avec la biomasse, on ne dépend plus des fournisseurs étrangers et en plus cela favorise l’emploi local !"

Caroline Lambin, la cofondatrice de la coopérative Coopeos qui a installé et qui entretient la chaudière biomasse de Céroux.
Caroline Lambin, la cofondatrice de la coopérative Coopeos qui a installé et qui entretient la chaudière biomasse de Céroux. RTBF-Grégory Fobe

L’intérêt d’une installation biomasse est économique mais aussi écologique. Une chaudière de ce type permettrait de réduire de plus de 90% les émissions de CO2.  

Cerise sur le gâteau : à Céroux, l’installation de la chaudière biomasse est également utilisée comme outil pédagogique pour  sensibiliser les petits élèves de l’école voisine aux questions de la transition écologique.  

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