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Cinéma

La BO de "Cotton Club", une plongée dans le jazz des années 30 avec John Barry

Musique au générique

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Nous sommes en 1930 à Harlem, ghetto noir de New-York. C’est la nuit, des limousines font la file pour déposer leurs passagers au Cotton Club, la sulfureuse boîte de jazz. Dans ce cabaret, la pègre se mélange aux politiciens et aux vedettes du moment pour goûter aux plaisirs interdits. À l’intérieur du club, la plupart des artistes sont noirs ; les clients, eux, sont tous blancs.

Francis Ford Coppola a réalisé un film à grand spectacle qui met en scène les années folles sur fond de ségrégation, de prohibition et de guerre des gangs.

Pour les rôles, Coppola a fait appel à Richard Gere, en trompettiste blanc amoureux de Diane Lane, la petite amie d’un baron de la pègre, et à Gregory Hines en danseur noir de claquettes amoureux, lui, d’une chanteuse du club.

Pour la musique, il a donné deux instructions à John Barry : la BO devra intégrer des morceaux de jazz que Duke Ellington et Cab Calloway ont interprétés à l’époque dans le véritable Cotton Club, et les nouveaux enregistrements devront sonner comme les orchestres de l’époque.

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Pour ce qui est de la réécriture des arrangements et la création de quelques thèmes de jazz, pas de problème. Barry, c’est son métier. Par contre, bâtir un orchestre avec des musiciens tous capables de jouer comme leurs précurseurs soixante ans plus tôt, c’est une tâche qui va demander un travail long et précis de répétitions. Quant aux instruments, certains comme les cuivres ont évolué depuis les années 20. Pour en retrouver, il va falloir faire le tour des antiquaires.

Sans doute un film sous-estimé, Cotton Club offre au spectateur une plongée aux racines du jazz. La musique est une vraie performance et vaudra à John Barry un Grammy Award.

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