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La bonne santé de l’enseignement provincial en Brabant wallon : les inscriptions ont bondi de 5,5%

Le gros succès de l'enseignement provincial cette année, c'est l'option sciences spatiales.

© Stéphanie Vandreck - RTBF

Les responsables de l’enseignement provincial en Brabant wallon ont le sourire. Les inscriptions dans les sept établissements dont ils s’occupent ont augmenté de 5,5% depuis janvier. Le cap des 5000 élèves est désormais franchi. Rien que sur les trois dernières années, on en dénombre 400 de plus.

"On a vraiment une augmentation sur toutes les écoles, sauf sur l’ITP de Court-Saint-Etienne qui se stabilise après avoir bien progressé l’année dernière, se réjouit André Grenier, directeur d’administration de l’enseignement. Ce succès est dû notamment à une bonne gestion de la crise Covid, nous avons reçu un très bon retour des parents et des élèves. Nous avons aussi des équipes pédagogiques qui acceptent de nous suivre dans des projets innovants."

Dépoussiérer l'enseignement

La variété et l’originalité des options expliquent aussi les bons résultats de l’enseignement provincial. L’exemple le plus frappant, ce sont les sciences spatiales lancées cette année à Nivelles et Jodoigne. Les classes sont déjà complètes (45 élèves), il y a même des listes d’attente.

"Nous essayons de dépoussiérer un peu l’enseignement, d’offrir de nouvelles options que nous essayons de coconstruire avec des partenaires de choix. L’ouverture de la générale sciences spatiales a été mûrement réfléchie pendant un an. Nous avons eu la chance d’avoir comme partenaires l’ESA, l’Agence spatiale européenne, et l’Eurospace Center. Mais nous avons aussi des enseignants qui mettent les mains dans le cambouis, qui acceptent de se former pour la création de cette option."

"Il y a les options qui plaisent, ajoutent Romy Pirlot, directrice de l’IPES à Wavre, mais il y a aussi un état d’esprit et un investissement des enseignants qui connaissent leur matière et qui prennent vraiment en charge leurs élèves. Il y a un suivi de qualité. Et le bouche-à-oreille fonctionne bien, ce qui est une très belle reconnaissance."

De plus en plus, les élèves qui s’inscrivent dans les écoles provinciales le font pour une option précise. Ils n’arrivent pas là par hasard, ils sont donc motivés, ce qui est très satisfaisant pour les professeurs.

L'intelligence de la main

Bien sûr, tout n’est pas rose. Certaines filières n’ont pas rencontré le succès attendu, comme le sport-étude hockey ou le sport-étude cyclisme. Et l’enseignement provincial souffre toujours de certains a priori.

"On arrive à faire bouger les lignes, explique André Grenier. De plus en plus de parents se rendent compte que l’enseignement de transition et l’enseignement qualifiant sont de qualité. Mais il reste un frein, certains parents souhaitent maintenir leur enfant coûte que coûte dans l’enseignement général. Or, il y a de très beaux métiers où on apprend l’intelligence de la main, où on se retrouve avec des jeunes épanouis et qui gagnent par la suite tout aussi bien leur vie que s’ils étaient sortis de l’enseignement universitaire."

Enfin, il faut noter que la promotion sociale séduit également de plus en plus. 23% d'inscrits en plus cette année, pour un total de 1900 étudiants.

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