C'est vous qui le dites

La Boum 2 a-t-elle été bien gérée ?

© NICOLAS MAETERLINCK – BELGA

132 arrestations, 28 blessés, c’est le bilan de La Boum 2 qui s’est tenue à Bruxelles ce samedi. Tout se passait dans le calme jusqu’à ce que des conflits éclatent entre certains participants. La police demande alors de quitter les lieux, le message est entendu dans l’ensemble, mais certains restent sur place, allument des feux, visent la police avec des projectiles. Il faudra attendre 21h pour un retour au calme après l’intervention des autopompes, l’utilisation de gaz lacrymogènes et la fermeture du Bois de la Cambre.

La Boum 2, ça a été bien géré ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

© NICOLAS MAETERLINCK – BELGA

"Il serait bon de respecter un peu les ordres"

Robert, un auditeur originaire de Fleurus, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je trouve qu’on reproche à la police des choses qui n’ont pas lieu d’être. Le mot d’ordre était que La Boum était interdite, tous ceux qui se plaignent n’avaient pas à s’y trouver. Les jeunes se plaignent de ne plus avoir de contacts sociaux, mais quand tout allait bien, ils étaient devant leurs écrans et on ne les voyait pas dehors. C’est à cause de tous ces rassemblements qu’on prolonge le confinement puisque les jeunes propagent le virus sans s’en rendre compte. Il serait bon de respecter un peu les ordres."

© PAUL-HENRI VERLOOY – BELGA

"C’est la police qui a commencé le conflit en aspergeant le peuple"

Du côté de Jette, Nadia trouve que La Boum 2 n’a pas été bien gérée : "Je suis arrivée au Bois de la Cambre vers 16h et des policiers contrôlaient les sacs aux entrées. Je suis allée près des autopompes et j’ai parlé avec les policiers. Il y a eu une petite bagarre entre la police et des jeunes un peu plus loin, ça a vite été maîtrisé par les gens qui étaient sur place."

Vers 17h40, j’ai entendu les policiers dire qu’ils allaient asperger les gens pour les disperser, alors qu’il ne se passait rien

"Je ne comprends pas pourquoi ils laissent les gens entrer et puis qu’ils s’en prennent ensuite aux pacifiques, ce n’est pas correct. S’ils savaient qu’ils allaient intervenir, ils n’avaient pas à nous laisser rentrer. De mon point de vue, c’est la police qui a commencé le conflit en aspergeant le peuple."

© PAUL-HENRI VERLOOY – BELGA

"La police aurait pu effectuer un meilleur ciblage"

Le débat se clôture avec Christophe à Bièvre, dans la province de Namur : "Je suis arrivé sur place vers 15h. J’ai discuté un peu avec les policiers et certains étaient clairement là pour faire respecter l’ordre et ils savaient très bien que ça allait dégénérer, ils étaient prêts et savaient à quoi s’attendre. C’est aberrant car il y avait un nombre de policiers inimaginable comparé à une petite trentaine de casseurs. Si les policiers les avaient encerclés, en 10 minutes, c’était terminé et il n’y aurait pas eu de débordement. Je pense que la police aurait pu effectuer un meilleur ciblage. Je suis resté jusqu’à 21h parce que je viens de loin et que c’était important d’être là pour moi, en spectateur."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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