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Chronique Économique

La Bourse, victime des courants d’air ?

Chronique Economique

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15 juin 2022 à 06:30Temps de lecture3 min
Par Amid Faljaoui

La Chronique Economique, en semaine à 8h30 et 17h30 sur Classic 21

Si vous avez des amis qui sont investis en Bourse, vous aurez constaté qu’ils tirent la tête. Il est vrai que les marchés financiers sont dégueulasses en ce moment, je n’ai pas d’autres mots pour qualifier la situation actuelle.

La seule chose à faire, c’est de rester bien assis sur son siège. Comme dirait le commentateur boursier Marc Fiorentino, "est-ce que vous sautez par le hublot de l’avion quand on vous annonce qu’on entre dans une zone de turbulence ?". Ceux qui passent le mieux la tempête en ce moment sont ceux et celles qui ont le plus diminué leur part en actions à un niveau le plus faible possible. Si c’est votre cas, vous pourrez sans doute faire des soldes un peu plus tard en Bourse quand la tempête boursière se sera calmée. Si ce n’est pas le cas, il faudra juste faire le dos rond et surtout ne pas aller contre le marché. Ce qui me fait penser à cette blague de cette dame qui entend à la radio qu’une voiture circule à contresens sur l’autoroute. Elle appelle son mari qui justement venait de prendre l’autoroute pour aller à son boulot et elle lui dit : "fais attention mon chéri, il y a un abruti qui conduit à contresens". Et son mari lui répond : mais tu plaisantes, ils sont tous en train de rouler à contresens."

Pour être un peu optimiste, je pense qu’aujourd’hui, c’est Marc Fiorentino qui décrit mieux la situation actuelle en Bourse : on assiste à ce qu’il appelle un "repricing". Ça veut juste dire que ce qui était anormal redevient – enfin – normal. En clair, quand les taux d’intérêt étaient de 0% voire même négatifs, il n’y avait pas d’alternatives, tous les investisseurs se ruaient sur des actions ou des cryptomonnaies pour avoir du rendement. Et ça marchait, car il n’y avait pas d’alternative. Aujourd’hui, les taux d’intérêt ont augmenté, et il y a donc des alternatives…

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