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Regions Liège

La "centrale à biomasse" de CBR suscite de vives oppositions visétoises

Une affiche qui a commencé à fleurir du côté hollandais
21 sept. 2020 à 10:48 - mise à jour 21 sept. 2020 à 10:48Temps de lecture1 min
Par Michel Gretry

Sur papier, c’est un projet "écologique": brûler des déchets de bois pour produire de l’électricité pour une cimenterie, grosse consommatrice d’énergie, et de la chaleur pour sécher le laitier. Mais le problème, c’est la nature du combustible. Du moins, à l’estime d’un groupe de riverains, qui, au conseil communal de ce lundi, compte manifester son opposition, et soutenir l’interpellation citoyenne d’un habitant du village voisin de CBR.

Nous n’avons aucune réponse à nos questions"

"Lors de l’enquête préliminaire, nous avons posé de nombreuses questions" explique Jean-Pierre Henquet "à propos de la nature des déchets qui vont être incinérés à basse température, et des filtres qui pourraient empêcher les microparticules toxiques de se répandre dans l’atmosphère, mais le rapport de l’étude d’incidences sur l’environnement n’en parle même pas. Nous avons l’impression que le pouvoir communal n’est pas à l’écoute des villages, et de ce que les gens ont à dire…"

D'autant que, par rapport à une première mouture du dossier, la cheminée prévue a été rehaussée, ce qui, logiquement disperse les fumées, simplement, à plus longue distance. 

L’absence de consultation des localités voisines hollandaises pose un problème de procédure

Conseiller communal et ancien échevin, Martial Mullenders partage ces inquiétudes : "Ce n’est pas une centrale à biomasse, c’est un incinérateur à déchets ; et cent septante mille tonnes de bois avec des solvants, des laques, des vernis, ça va accentuer la pollution, déjà importante : la mobilisation citoyenne va peut-être inciter le collège communal à la prudence, d’autant plus que du côté hollandais de la frontière, un collectif d’associations n’en veut pas, de cet incinérateur. Les maastrichtois sont sous les vents dominants, ils risquent de recevoir des substances nocives. Et le fait qu’ils n’aient pas été consultés, ça pose un problème de procédure."

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