Cinéma

La chèvre, 40 ans de rire

Quelle est la scène qui vous fait le plus rire dans "La chèvre" ?

© Gaumont

09 déc. 2021 à 06:00Temps de lecture3 min
Par Nicolas Buytaers

La comédie française "La chèvre" emmenée par l’excellent duo comique Pierre Richard et Gérard Depardieu est sortie en salles le 9 décembre 1981, il y a 40 ans déjà. Et si c’était le film le plus drôle de l’Histoire du cinéma hexagonal ? Le temps d’un article, nous vous expliquons le pourquoi du comment…

C’est pas son jour.

C’est jamais son jour !

Pourtant ce jour-là, nous avons bien fait de nous laisser tenter. Souvenez-vous, c’était le 9 décembre 1981, le film "La chèvre" du scénariste et réalisateur Francis Veber sortait en salles (notez que ça fonctionne aussi avec le jour où vous l’avez vu pour la première en DVD et/ou à la télé), en France. Une sortie accompagnée d’un immense succès public. Et à juste titre. Ce film est drôle, très drôle. C’est même LE film le plus drôle du Cinéma français. D’ailleurs, nous avons tous notre scène préférée et/ou notre réplique culte. La vôtre comme la nôtre ne peut être que la scène de l’aéroport ?

Je pratique les arts martiaux : Judo, Haïkido, Karaté. La première chose qu’on nous apprend, c’est le contrôle. Un type me traite d’abruti, je ne cogne pas, je le regarde et je m’en vais…

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Ou alors ce serait la scène des sables mouvants ?

Qu’est-ce qu’il vous arrive encore ?

Je ne sais pas je m’enfonce…

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Non, en réalité, vous craquez pour la scène du décollage ?

Vous aimez l’avion, vous ? Moi, j’aime bien prendre l’avion. Remarquez, la dernière fois, on a eu un problème. On a failli y rester. C’était à Orly, au décollage. Les volets sont restés coincés. On a quitté la piste, on s’est planté dans un champ. Ça arrive plus souvent qu’on le croit, il parait…

Qu’importe la scène car c’est tout le film qui nous fait rire. "La chèvre" démarre avec une disparition, celle de Marie Bens (incarnée par Corinne Charby, la chanteuse, "Boule de flipper", tout ça tout ça), la fille d’un riche PDG. Celui-ci engage un détective privé, Campana ("Ah bon, il n’a pas de prénom ?", autre réplique culte de Francis Veber, le réalisateur de "La chèvre" et du "Dîner de cons"). Après des semaines de recherches, il déclare forfait. Oui mais voilà, Meyer, le bras droit de Bens, a une idée : sachant que Marie est maladroite comme pas deux, il faudrait envoyer sur ses traces un autre maladroit, afin qu’il glisse sur les mêmes peaux de banane qu’elle. Ce maladroit, c’est François Perrin. Voilà donc Perrin et Campana (Pierre Richard et Gérard Depardieu) partis enquêter au Mexique… pour le plus malheur du privé !

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Ce buddy movie (soit en VF "un film de potes" raconte une histoire à travers laquelle deux personnages que tout oppose sont obligés de s’associer) à la française retrouve l’efficacité des films estampillés Louis de Funès et Bourvil. Les gags visuels sont réalisés avec une précision impeccable. Les répliques font mouche et la drôlerie fuse. Le jeu de ses acteurs principaux reste un régal. Pierre Richard, à la fois souple dans la démarche, élastique et incassable, est parfait en faux dur et en vrai maladroit. Gérard Depardieu est, lui aussi, parfait en vrai dur qui voit sa chance tourner. Et pourtant le tournage au Mexique n’a pas été de tout repos, tant pour le duo que pour l’équipe technique. La chaleur, les serpents, les insectes, rien ne leur a été épargné. Heureusement, l’ambiance était bonne, surtout entre Pierrot et Gégé. "On était comme deux gamins avec un père gentil mais autoritaire. On buvait en cachette dans la chambre, on sortait la nuit dès qu’il était endormi", se souvient Pierre Richard. Une ambiance tellement bonne que Veber les réunira encore dans "Les compères" en 1983 et "Les fugitifs" en 1986.

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Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si vous faites partie de la Team François Perrin ou de la Team François Pignon ? Les deux créatures sont nées de l’imagination fertile de Francis Veber. Pignon est un con, un boulet qu’on aime détester. Perrin, lui, il est maladroit, plus naïf, tendrement attachant. Pignon, vous l’avez vu dans "L’emmerdeur" (c’était Jacques Brel), "Les compères" et "Les fugitifs" (Pierre Richard), "Le dîner de cons" (Jacques Villeret), "Le placard" (Daniel Auteuil) ou "La doublure" (Gad Elmaleh). Quant à Perrin, il est la star de films comme "Le Grand Blond avec une chaussure noire" et "Le retour du Grand Blond" (Pierre Richard), "Le jouet" (Pierre Richard), "Coup de tête" (Patrick Dewaere) et "Le Jaguar" (Patrick Bruel).

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Finalement, tout cela méritait bien une dernière réplique…

Y’en a un de nous 3 qui va en prendre plein la gueule. Campana, c’est pour vous !

Vous êtes davantage Perrin ou Campana ?
Vous êtes davantage Perrin ou Campana ? Gaumont

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